Tag Heuer Monaco La performance pour ADN

De la signature de la Convention contre toutes les formes de discrimination raciale aux premiers pas sur la Lune, en passant par l’inoubliable festival de Woodstock, 1969 fait entrer le monde dans une nouvelle ère. C’est également cette année-là, que la Maison TAG Heuer (à l’époque simplement Heuer) dévoile ‘sa révolution’ horlogère : son modèle aujourd’hui iconique, la stupéfiante Monaco.

Tout débute en 1860, lorsque Edouard Heuer fonde son atelier d’horlogerie au cœur du canton suisse de Berne. Déjà à l’époque, ce dernier fût à l’origine de plusieurs grandes innovations horlogères comme le système de remontage à couronne autonome (le premier à fonctionner sans clé) ou l’invention du pignon oscillant (encore aujourd’hui présent dans nombre de chronographes modernes). L’entreprise se développe, perpétuée de génération en génération par les descendants Heuer. En 1969, Jack Heuer est à la tête de la manufacture familiale. Avant-gardiste, il dévoile un garde-temps à cent mille lieues des montres de l’époque : l’étonnant chronographe Heuer Monaco. Ce dernier arbore, tout d’abord, un design surprenant avec son boîtier carré bleu profond, ses deux compteurs (contre trois habituellement) et son aiguille des secondes teintée d’un rouge vif. On est bien loin du traditionnel boîtier rond épuré. La marque innove d’autant plus qu’elle habille la Monaco du tout premier boitier carré d’une étanchéité parfaite. Jack Heuer, aujourd’hui Président d’Honneur raconte : « En voyant ce boîtier carré, j’ai su immédiatement que c’était quelque chose de spécial. À l’époque, les boîtiers carrés étaient uniquement utilisés pour des montres habillées car il n’était pas possible de les rendre étanches. Nous avons poursuivi ce design non conventionnel et avons négocié l’utilisation exclusive de ce boîtier révolutionnaire pour le chronographe bracelet de la Monaco. » Mais l’avancée majeure bat également en son cœur, avec l’inédit Chronomatic Calibre 11, le premier mouvement automatique de chronographe à microrotor. Un mouvement tellement précis qu’il est toujours de nos jours, salué par les professionnels. La couronne a également été décalée à 9h compte tenu de la position du microrotor. Ce design original et ses performances exclusives pour le chronométrage de précision en font la montre idéale pour les pilotes automobiles. C’est d’ailleurs en l’honneur du Grand Prix de Formule 1 de Monaco que Jack Heuer baptise ce chronographe. En effet, ce dernier est un authentique passionné de sports automobiles. Mais il est aussi un talentueux homme d’affaires qui bouscule dès l’année suivante, les codes de la communication horlogère en lançant pour la toute première fois, le sponsoring sportif horloger, largement exploité depuis. En effet, Jack Heuer est fou de Formule 1 et il passe beaucoup de temps dans les paddocks. A cette époque, le pilote suisse, Jo Siffert, également grand collectionneur de montres, domine largement le championnat. Les deux hommes se lient d’amitié autour de leurs passions communes. C’est ainsi que Jack Heuer offre à Siffert l’un de ses chronographes et lui propose, en échange d’un cachet de 25 000 francs, de porter la montre en toutes circonstances et de faire coudre sur sa combinaison de course, le logo de la Maison horlogère. Le succès est immédiat. Mais le véritable coup de maître se joue l’année suivante. En 1971, Steve McQueen, fou de conduite automobile, est choisi pour tourner le film Le Mans. Mais pour s’assurer une parfaite crédibilité en tant que pilote, McQueen demande à être épaulé par Siffert qu’il admire tout particulièrement. Vous devinez la suite ? L’acteur reprend la combinaison de ce dernier arborant le logo de la Maison Heuer et pousse le détail jusqu’à vouloir également porter la même montre au poignet. La marque se retrouve sous les feux des projecteurs à l’échelle mondiale et la McQueen Monaco est encore aujourd’hui l’un des modèles les plus recherchés par les collectionneurs. En 1985, Heuer devient TAG Heuer. Et depuis, la Monaco elle a fait l’objet de nombreuses variations toujours fidèles au modèle original, dont certaines éditions limitées sont tout particulièrement recherchées comme la Monaco V4 de 2004. Le succès est indubitable et les passionnés et amateurs de belle horlogerie s’arrachent cette icône depuis maintenant plusieurs décennies. C’est Catherine Eberlé-Devaux, directrice Heritage de TAG Heuer, qui en parle le mieux : « La Monaco ouvre la porte à la marque TAG Heuer. Il s’agit d’une pièce qui attire le regard et interpelle. De nombreux collectionneurs commencent par la Monaco puis découvrent notre univers, trouvent éventuellement une autre collection qui les intéresse, mais continuent à adorer la pièce avec laquelle tout a commencé. » Pour célébrer comme il se doit ce 50ème anniversaire, la marque dévoilera de nouvelles éditions de ce modèle légendaire qui seront lancées au cours d’évènements exclusifs à travers le monde. Enfin, un livre lui est même consacré : « Paradoxical Superstar ». Ce dernier, entièrement réalisé par la Maison, retrace l’épopée de son modèle star en dévoilant des extraits d’archives, des photos inédites et des dessins de designs et de mouvements très intéressants. S.A.S. le Prince Albert II de Monaco a pour l’occasion rédigé sa préface. L’histoire ne fait finalement que commencer…