ULM ou Le rêve d’Icare

Les hommes en rêvent depuis des siècles comme le prouvent des esquisses de Léonard de Vinci. Le vol en ultra-léger est aujourd’hui une réalité accessible.

Le vol libre
Les débuts de l’ultra-léger motorisé remontent au début de l’aviation et se sont rapidement développés grâce au désir de ces pionniers de s’affranchir du relief pour décoller par leurs propres moyens. Les premiers ULM motorisés par un moteur de tronçonneuse étaient des pendulaires, soit une sorte de tricycle motorisé accroché à une aile delta rigide. Le premier pas était franchi, et depuis 1975, le monde de l’ULM n’a cessé de se développer, conquérant chaque année de nouveaux adeptes. Le vol libre, comme son nom l’indique, symbolise la liberté de décoller et d’atterrir sur tous types de terrains, privés ou civils, à l’exception des aéroports fréquentés par les vols commerciaux. C’est également la liberté de pouvoir s’affranchir de l’aide d’un appareil pour décoller, exception faite pour les planeurs non motorisés. Le développement de cette pratique pour les loisirs et le sport a naturellement amené la Fédération aéronautique internationale, la Comission de la Micro-Aviation ainsi que les diverses fédérations et l’Aviation civile à instaurer des règles précises pour la pratique de cette activité.

ULM ou Avion ?
Tout en laissant un grande part de liberté à l’utilisateur, la législation a déterminé des règles très précises. Répartis en plusieurs classes, les ULM peuvent être de type paramoteurs, pendulaires, autogires ou multi-axes, ces derniers, véritables petits avions de tourisme, sont aujourdhui les plus plébiscités. Chaque classe répond à un cahier des charges rigoureux concernant sa puissance, son poids et sa masse ainsi que le nombre de places, monoplace ou biplace. Dans ce secteur, le choix des appareils proposés par les constructeurs est vaste, du plus rustique au plus sophistiqué. Moins contraignante que celle régissant le pilotage d’un avion de tourisme, la législation impose à l’utilisateur d’un ULM la détention d’un brevet. Celui-ci est obtenu après la réussite à une épreuve théorique et à une épreuve pratique composée d’une épreuve en vol et d’une épreuve au sol, menées par un instructeur, en général l’instructeur qui a conduit la formation du pilote. Comme tous les engins volants, un ULM nécessite une identification, et est soumis aux règles de la circulation aérienne et son suivi technique est de la responsabilité du propriétaire.

Donnez des ailes à vos passions
La société « Finesse Max », basée dans l’est de la France, se fait forte de vous proposer le modèle convenant à votre passion. Cette société représentant les plus emblématiques constructeurs de planeurs et d’ULM ne se contente pas de leur commercialisation. Zlin Aviation constructeur italo-tchèque propose une gamme variée d’appareils baptisée Salvage et déclinée pour répondre à tous les souhaits, du Savage Classic au Cub ou au Bopper et au Cruiser, ces appareils peuvent bénéficier de différentes finitions et d’éléments techniques supplémentaires grâce aux compétences des techniciens de Finesse Max. Les Savage ont en commun leur structure tubulaire et peuvent être clos ou entièrement ouverts, comme le Bopper, garantissant le plaisir intégral du vol libre. Dotés d’un train d’atterrissage et de roues largement dimensionnés ils se posent sur n’importe quel sol, offrant aux voyageurs de nouveaux horizons. Depuis quelques années, la demande a évolué et les plus récents ULM offrent de plus en plus de capacités de vol dans le confort. Le WT9 Dynamic est une véritable limousine des airs emmenant deux passagers et leurs bagages à 250km/h, tout comme le Virus SW121 certifié Lsa, vol de nuit. Construit en carbone et doté du pilotage automatique, le Pipistrel Virus peut franchir 1500 km ! Dans l’air du temps, l’ULM 100% électrique a pris son envol avec le Pipistrel Alpha Electro. Planeur autonome motorisé ou ULM, le choix est vaste et les prix peuvent atteindre des sommets. Du plus sommaire ULM proposé autour de 100.000 Euros, au plus sophistiqué dont le prix se situe prés des 500.000 euros, l’aviation légère n’en finit pas de faire des adeptes de l’ultime liberté, celle de voler en toute légèreté.