lundi 27 septembre 2021

«Alberto Giacometti. Une rétrospective. Le réel merveilleux » Au Grimaldi Forum

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Cet été, le Grimaldi Forum renoue avec sa traditionnelle exposition estivale d’exception et accueille en ses murs un évènement très attendu par les férus d’art. En effet, jusqu’au 29 août prochain et pour la première fois à Monaco, ses chanceux visiteurs pourront y découvrir une exceptionnelle rétrospective de l’œuvre du sculpteur et peintre Alberto Giacometti.

« Seule la réalité est capable de réveiller l’œil, de l’arracher à son rêve solitaire, à sa vision, pour le contraindre à l’acte conscient de voir, au regard. »

Alberto Giacometti
Alberto Giacometti Le Nez
1947
Plâtre
82,5 x 71 x 37 cm
Collection Fondation Giacometti. © Succession Alberto Giacometti (Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris) 2021

C’est en partenariat avec la Fondation Giacometti et sous le commissariat d’Emilie Bouvard, directrice scientifique et des collections de la fondation que toute l’équipe du Grimaldi Forum présente avec fierté un merveilleux voyage au coeur même de l’oeuvre et du processus de création de cet artiste majeure du XXème siècle. Une plongée passionnante rassemblant plus de 230 oeuvres (sculptures, peintures, dessins et lithographies) prêtées exceptionnellement par la Fondation qui offrent une vue complète sur les différentes période traversées par ce dernier : de ses premières oeuvre à sa période surréaliste, en passant par son retour à la figuration ou encore ses créations des icônes de l’après-guerre. A travers 14 scénographies originales, les visiteurs pourront ainsi découvrir son approche du « réel merveilleux » comme il aimait à le dire.

« Cette exposition jalonnée de chefs-d’œuvre proposera au visiteur de merveilleuses découvertes »

Alberto Giacometti dans l’atelier,
avec le Cube en plâtre au premier plan, vers 1933 Photo : anonyme
Archives de la Fondation Giacometti

C’est au coeur du Val de Bregaglia, en Suisse que le jeune Alberto (1901-1966) grandit auprès de son père, Giovanni Giacometti, artiste peintre déjà très estimé par les collectionneurs suisses. Dans l’atelier paternel, Alberto réalise dès sa 14ème année, vers 1915, ses premières peintures et son premier buste sculpté, celui de son frère Diego. Après l’école des Beaux-Arts de Genève, c’est à Paris, à l’Académie de la Grande-Chaumière, sous la houlette du sculpteur Antoine Bourdelle qu’il poursuit son apprentissage artistique dés 1922. Vers 1926, il s’intéresse tout particulièrement aux arts africains et océaniens et s’en inspire pour ses oeuvres comme la « Femme cuillère » ou encore « Le couples ». Quelques années plus tard, en 1920, il réalise une série de sculptures « plates » (femme, 1929) et « ouvertes » (homme et femme 1929) et s’éloigne ainsi de la représentation naturiste et académique, chargeant ses oeuvres de symbolique et de quête poétique. Il se rapproche ainsi du mouvement surréaliste d’André Breton (auteur de Manifeste du surréalisme en 1924 qui invite à l’exploration de son inconscient à travers les arts). Il se fera d’ailleurs remarquer grâce à « La tête qui regarde », la « femme qui marche » ou encore son tout premier « objet à fonctionnement symbolique » la « boule » suspendue.Mais dès 1935, il se plonge dans sa recherche de la représentation de la réalité et revient à la figuration du modèle humain et plus particulièrement de la tête ce qui lui vaudra d’être exclu du groupe surréaliste. Jusqu’en 1940, ses sculptures se font ainsi toutes petites mais c’est la création d’une oeuvre monumentale qui la hante. Un, défi qu’il relèvera en 1945 à son retour en Suisse, avec la « femme au chariot » inspirée par son amie Isabel Nicholas rencontrée en 1935. C’est à cette époque qu’il rencontre Annette Arm, qui deviendra son épouse et modèle. eN 1946, il dévoile « La nez ». Cette tête suspendue dans le vide à une cage délimitant l’espace de création lui a été inspirée par la mort de Pieter Van Meurs à laquelle il assiste en 1921. Il lui semble alors que le nez de ce dernier s’étire à mesure que la vie le quitte.

En A947, il réalise sa première version de l’oeuvre qui lui vaudra une reconnaissance internationale: L’homme qui marche. Il la retravaillera inlassablement par la suite. Cette silhouette fantomatique et filiforme fait presque penser à une ombre ne tenant debout que grâce à des pieds surdimensionnés. Celle-ci est devenue depuis son oeuvre la plus emblématique. Giacometti a trouvé son style et ses oeuvre se caractérisent par ces silhouette spectrales, allongées et amincies; reconnaissable au premier coup d’oeil.

Autant de merveille à découvrir au cours de cette exposition en tous points exceptionnelle !

  • Art Alberto Giacometti
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