mardi 28 juin 2022
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La légende Dior du 30 Montaigne

« Au fond de chaque cœur sommeille un rêve ». 

Christian Dior

Le 6 mars dernier, Dior a enfin rouvert les portes de sa boutique historique du 30 avenue Montaigne à Paris. Fermée depuis plus de deux ans, Dior Paris 30 Montaigne a ainsi été agrandie et entièrement réinventée. Ses 10 000 m2 répartis sur deux étages accueillent désormais en plus de la boutique iconique, une pâtisserie, un café, un restaurant (Monsieur Dior par le Chef Jean Imbert) mais aussi un musée (la Galerie), les ateliers de Haute Couture et pour la première fois de Haute Joaillerie, trois jardins verdoyants (créés avec le paysagiste Peter Wirtz) et une Suite Dior où passer la nuit. Un véritable écrin de rêve où la mode et le luxe riment avec plaisir et délicatesse. 

Tendance Lifestyle - Dior

« Je suis extrêmement heureux et fier de voir ce rêve extraordinaire, ce projet hors du commun, que nous avons porté avec toute notre passion, mes équipes et moi, se réaliser enfin. Plus qu’une réouverture, le 30 Montaigne est une réinvention totale et un symbole vivant, puissant, de notre ADN (…) » explique Pietro Beccari, le Président-directeur général de Christian Dior Couture. En effet, le 30 Montaigne est le berceau historique de la marque. Cet hôtel particulier a été un grand coup de cœur pour Christian Dior en 1946, comme il le déclare lui-même : « Il fallait que ce fût 30, avenue Montaigne. Je m’installerai ici et nulle part ailleurs ! ». L’adresse vit ainsi naître en ses murs pendant soixante-quinze ans, les collections de la maison de couture. En charge du projet, on retrouve l’architecte contemporain incontournable, Peter Marino, qui a ici réinterprété selon sa vision novatrice, l’héritage historique de la Maison Dior en le faisant rimer avec modernité. Comme l’illustre la Rotonde où les moulures en bois content fleurette à des poutres apparentes en acier. 

Tendance Lifestyle - Dior

La boutique s’étend sur plus de 2 200 m2 et sert d’écrin aux trois créateurs de la marque : Maria Grazia Chiuri pour les collections féminines, Kim Jones pour les hommes, et Victoire de Castellane pour la Joaillerie. Celle-ci dévoile également l’ensemble des univers de la Maison : de la maroquinerie aux collections Maison Dior en passant par l’alcôve dédiée aux lignes de produits beauté et aux parfums. La Galerie est pour sa part un fervent hommage à la créativité et à l’esprit novateur et audacieux de Christian Dior bien évidement, mais également de ses six successeurs au sein de la Maison : Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et Maria Grazia Chiuri. C’est Nathalie Crinière qui en a imaginé la scénographie. On lui doit également quelques-unes des plus belles expositions temporaires parisiennes comme Jean Cocteau sur le fil du siècle au Centre Pompidou en 2003 ou encore la rétrospective d’Yves Saint Laurent à la Cinémathèque française en 2010. Elle a également remporté le concours du Louvre à Abu Dhabi, dont elle assure désormais l’aménagement des collections permanente. Pour cet original musée de 2 000 m2 qui retrace les 75 ans de l’histoire de la Maison, elle a imaginé une promenade à travers l’évolution de la mode entre pièces de collection, croquis originaux et lieux chargés d’histoire (comme la cabine des mannequins ou le bureau de Christian Dior). Le mur vitrine de l’escalier qui ne dévoile également pas moins de 1 500 objets miniaturisés et colorés de l’univers Dior comme un camaïeu de style et d’élégance.  

Tendance Lifestyle - Dior

Pour la Pâtisserie et le restaurant « Monsieur Dior », la maison a fait appel à la créativité généreuse du Chef Jean Imbert (qui officie également au Plaza Athénée). Pour élaborer chacun de ses menus, ce dernier s’est longuement plongé dans les archives de la rue de Marignan, notamment le livre « La Cuisine cousu-main », de Christian Dior et inspiré de l’esprit gourmet de celui-ci. C’est ainsi que la carte propose des mets classiques réinventés qui racontent l’histoire de la Maison. Certains sont même issus des recettes préférées du fondateur de la marque comme l’Oeuf Christian Dior qui reprend le plat favori de ce dernier (un œuf en gelée au caviar goûté à Deauville), le Turbot à la Cubaine (issu de son recueil de recettes), ou encore le Potage Colle Noire (qui est confectionné à partir des herbes du potager du château de la Colle Noire, où il vécut). Il a également imaginé un dessert signature : L’étoile à la Vanille qui reprend ainsi l’un des emblèmes de Dior. Évidement chaque met est servi dans les sublimes collections arts de la table Dior Maison. 

C’est ainsi que le 30 Montaigne va bien au-delà du simple point de vente et s’inscrit comme un authentique lieu de vie au cœur de l’âme de la Maison Dior

30 avenue Montaigne à paris

Visite de la Galerie à réserver sur : 

billetterie.galeriedior.com

Réservation Restaurant 

Monsieur Dior : +33 1 40 73 53 63

Mercedes-AMG GT 63 SE Performance

Explosive et hybride

Inutile de garder le suspens plus longtemps, la Mercedes-AMG GT 63 Performance est le modèle de série le plus puissant du constructeur. 843 chevaux et 1400 Nm de couple, ça vous parle ?

Mercedes-AMG GT 63 SE

La nouvelle championne du constructeur est équipée du moteur V8 biturbo AMG de 4.0 litres associé à un moteur électrique installé sur l’essieu arrière. Celui-ci intègre une transmission à deux vitesses et un différentiel à glissement limité. Il fallait bien ça pour profiter de cette mécanique de 843 chevaux et de son couple phénoménal de 1400 Nm. Impressionnant ! Si la vitesse maximale est de 316 km/h, l’AMG Performance abat le 0 à 100 km/h en seulement 2,9 secondes. Vous pourrez ensuite faire toute confiance aux freins carbone/céramique et aux étriers 6 pistons, pour rentrer sagement dans le rang. Il est évidemment possible de rouler 100% électrique avec ce bolide, mais l’exercice ne pourra durer qu’une douzaine de kilomètres. Toutefois largement suffisant pour sortir de son garage ou de sa propriété discrètement ; et cela vaut dans l’autre sens. Bijou de haute technologie, la Mercedes-AMG GT 63 S E Performance utilise un refroidissement inédit pour la batterie grâce à un liquide non conducteur circulant autour de 560 cellules et capable de les refroidir individuellement. Pour information, il faut 14 litres de ce précieux liquide pour maintenir une température à 45 degrés, pour un fonctionnement optimal.

Mercedes-AMG GT 63 SE

Pour profiter en toutes circonstances de votre grand coupé 4 portes, l’AMG Dynamic Select vous propose 7 modes de conduite : Électrique, Confort, Sport, Sport+, Race, Pluie et Individuel. Côté confort, vous pourrez compter sur la suspension pneumatique AMG Ride Control+, qui permet de tenir une assiette constante tout en bénéficiant d’une amortissement adaptatif contrôlé électroniquement. Dans l’habitacle, on retrouve l’esprit sportif propre à Mercedes-AMG et le spectaculaire poste de conduite Widescreen accompagné du système multimédia MBUX. L’écran multimédia offre un graphisme de haute précision permettant de visualiser confortablement toutes les informations de fonctionnement du véhicule. 

  • Mercedes-AMG GT 63 SE
  • Mercedes-AMG GT 63 SE

Fiche technique AMG GT 63 S E Performance

Moteur : V8 4.0 litres et Moteur élec.
Puissance : 843 chevaux
Couple : 1400 Nm
Boîte de vitesses : automatique à 9 rapp.
Vitesse maximale : 316 km/h

Mise en pages

Comme l’a si bien dit Dany Laferrière, “Lire n’est pas nécessaire pour le corps, seul l’oxygène l’est, mais un bon livre oxygène l’esprit”. Alors avec le retour du soleil et des jours qui rallongent, on fait le plein de grand air ; oui mais toujours avec un bon livre à la main !

Le réveil 

De Laurent Gounelle

Trends in Riviera 70 - Culture Livre

A partir d’une ingénieuse métaphore à propos des voitures, l’auteur nous livre un regard plein d’humour et d’intelligence sur les dernières années et la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement mais aussi sur les réactions provoquées chez les différents individus face aux contraintes imposées par celui-ci. L’auteur y dépeint ainsi toutes les clés du mécanisme de manipulation de masse. Ainsi chaque conducteur devra porter une minerve, et ceux qui refusent d’adopter la voiture autonome subiront des contraintes liberticides. Préserver sa vie oui mais à quel prix ? Cela vous rappelle quelque chose ? 

L’amour des grands 

De Caroline Michel

Trends in Riviera 70 - Culture Livre

L’auteur à qui l’on doit entre-autres le drôlissime ‘89 mois’ nous livre ici un nouvel opus qui nous transport directement aux cœurs de nos chères années 80, à la recherche de la place que peuvent tenir nos premières amours dans nos vies d’adultes. Ainsi au cours du mariage de sa jeune sœur Avril avec Nicolas le fils de leurs voisins d’enfance, Manu (Emmanuelle) remonte par la pensée le fil du temps et nous invite à revivre avec elle sa première histoire d’amour avec Vincent, le frère du marié. Un bel hommage au temps qui passe et qui emporte avec lui nos relations passées…

L’horizon d’une nuit  

De Camilla Grebe

Trends in Riviera 70 - Culture Livre

Dans son nouveau roman, l’auteur à succès nous présente une famille recomposée heureuse vivant à Styockolm. Samir le père oncologue musulman non pratiquant et sa fille adolescente rebelle Yasmin, ainsi que Maria et son jeune fils de 10 ans, Vincent qui est atteint du syndrome de Dawn. Mais une nuit, Yasmin disparaît ne laissant derrière elle que ses affaires au bord d’une falaise. Très vite, les inspecteurs Gunnar Wijk et Ann-Britt Svensson soupçonnent Samir contre lesquelles toutes les preuves viennent s’accumuler. Maria, elle-même en vient à douter de l’innocence de son compagnon. Mais que cache cette famille semble t-il parfaite ?

Les douleurs fantômes

De Mélissa De Costa

Trends in Riviera 70 - Culture Livre

Quel plaisir de retrouver Tim, Ambre, Rosalie, Gabriel, la petite Sophie et Anton rencontrés dans ‘Je revenais des autres’ ! On avait vraiment hâte d’avoir de leurs nouvelles après les avoir laissés sur les quais de la gare à la fin du premier opus. Cinq années ont passé depuis qu’Ambre a tourné le dos à ses amis. Elle est désormais avec Marc, mais lorsque Rosalie lui demande son aide, elle n’hésite pas et retourne à Arvieux où elle doit à nouveau affronter la hargne d’Anton, dont Tim, devenu l’ombre de lui-même est désormais l’assistant. Une lecture pleine d’émotions comme sait si bien le faire l’auteure.

La Déraison

D’Agnès Martin-Lugand

Trends in Riviera 70 - Culture Livre

Chaque année, j’attends avec beaucoup d’impatience le nouveau roman de cette auteure qui sait si bien écrire les émotions. Dans ce nouvel opus elle aborde le sujet délicat de la fin de vie. Dans ce roman choral on y découvre les voix de Madeleine qui à 43 ans est condamnée par une maladie incurable et à qui il ne reste que quelques jours, et celle de Joshua qui a sombré dans l’alcoolisme et qui lutte contre ses envies d’en finir avec la vie. Deux êtres que tout oppose mais qui ont pourtant un passé en commun qui refait surface le temps de quelques jours au bord de la mer…

Cinabre

De Nicolas Druart

Trends in Riviera 70 - Culture Livre

Après son excellent dernier thriller paru l’an dernier ‘L’enclave’, l’auteur nous entraine à Toulouse où Richard rouvre les portes de l’hôtel le plus chic de la ville l’Hôtel Ferdinand. Ce dernier n’est pas inconnu pour lui car 30 ans plus tôt, son père Eugène, alors directeur de l’établissement y a massacré toute sa famille à l’exception de Richard, véritable miraculé, avant d’être abattu par la police. C’est alors qu’un infirmier du cabinet ‘Les Rois de Pique’ disparaît après avoir soigné l’une des clientes de l’Hôtel. Son collègue et ami Eliott part alors sur ses traces afin de comprendre ce qui lui est arrivé, alors que dans la ville sévit dans un même temps un tueur en série qui utilise un au sabre katana. 

Le maître de l’océan

De Laure Ducret

Trends in Riviera 70 - Culture Livre

L’auteure du très bon ‘Femmes de dictateurs’ nous dévoile avec ce nouvel ouvrage un merveilleux conte philosophique et initiatique. L’orphelin (le héros n’a pas de prénom) qui perd au cours de son enfance sa grand-mère puis sa mère est envoyé par son grand-père dans un monastère de moines taoïstes. Mais il souhaite avant de devenir moine voir au moins une fois l’océan. C’est dans les cales d’un cargo transportant des groseilles de Chine (kiwis) qui lui rappellent sa mère qu’il voyagera jusqu’au Mont Saint Michel toujours en quête de la révélation et de son destin.

Les fêlures

De Barbara Abel

Trends in Riviera 70 - Culture Livre

Dans ce nouvel opus de l’auteure à succès, on découvre Roxane et Martin, amoureux depuis plusieurs mois qui viennent de tenter de mettre fin à leurs jours. Tentative réussie pour Martin mais moins pour Roxane qui se réveille à l’hôpital et doit alors répondre seule de leur acte auprès de leurs proches mais aussi de la police qui très vite la soupçonne. Mais est-elle une victime ou une tueuse sans merci ? Barbara Abel nous plonge dans l’esprit de ses personnages en remontant le cours du temps à travers des flashbacks, à l’origine des blessures et les failles d’enfance qui expliqueraient le drame présent. 

Les rites de l’eau 

De Eva García Saenz de Urturi

Trends in Riviera 70 - Culture Livre

Voici le second volet de la série débutée avec ‘Le Silence de la Ville Blanche’. On y retrouve avec plaisir l’inspecteur profiler Unai López de Ayala, surnommé Kraken qui souffre désormais d’aphasie, aux prises avec un tueur en série qui s’attaque aux femmes enceintes et s’inspire du rite ancestral celte de la Triple mort consistant à brûler les victimes avant de les pendre par les pieds et les noyer dans un antique chaudron. Or la victime n’est autres qu’Ana Belén Liaño, la première petite amie de Kraken. Un drame qui replonge l’inspecteur Ayala dans un passé plein de mystère.

Nos âmes au diable

De Jérôme Camut et Nathalie Hug

Trends in Riviera 70 - Culture Livre

Les deux auteurs à 4 mains de l’extraordinaire tétralogie « Les voix de l’ombre » nous livrent une nouvel fois un thriller absolument glaçant. Lorsque sa fille de 10 ans, Sixtine est kidnappée en rejoignant un ami sur la plage de l’Ile d’Oléron alors qu’elle est en vacances avec son père, Jeanne sa mère, restée à Paris, voit son monde s’écrouler. Selon la police, elle aurait été la victime d’un violeur multirécidiviste qui a pour habitude de se débarrasser des corps de ses victimes en le jetant dans l’océan. Mais comment se reconstruire après le meurtre d’un enfant ?

Lucia

De Bernard Minier

Trends in Riviera 70 - Culture Livre

Cette année, notre bon vieil inspecteur Servaz laisse place à une nouvelle héroïne pour une enquête aussi captivante que glaçante. Direction Madrid où Lucia est une enquêtrice aussi à cheval sur les procédures de police que le héros de la série Glacé. Son équipier Sergio est retrouvé crucifié ou plus exactement collé à une croix. Dans un même temps, un groupe d’étudiants de l’université de Salamanque en criminologie mené par leur professeur a développé un logiciel qui révèlent l’existence depuis plus de 20 ans, d’un tueur en série qui met en scène ses victimes en s’inspirant des Métamorphoses d’Ovide grâce à de la colle. Voyez où je veux en venir…

Ernetti et le voyage interdit

De Roland Portiche

Trends in Riviera 70 - Culture Livre

Voici le troisième opus des aventures de Pellegrino Ernetti, prêtre exorciste et enseignant en musiques anciennes et de Natacha Yadin-Drodi, agent du Mossad qui est aussi archéologue et directrice adjointe du musée d’Israël. Nous sommes en 1982 et le pape Jean Paul II suite à une menace venue du fin fond de l’univers demande à Ernetti de remonter jusqu’aux portes de la Création, il y a 13,8 milliards d’années. Pour ce faire, il perfectionne avec l’aide de Stephen Hawking lui-même son chronoviseur (sa machine à remonter le temps) et entreprend alors un incroyable voyage aux confins du temps…

Les ravissantes

De Romain Puertolas

Trends in Riviera 70 - Culture Livre

Dans son nouveau roman, l’auteur de ‘L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea’ nous entraine au fin fond de l’Arizona, plus précisément dans la petite ville de Saint Sauveur en 1976. Alors qu’une secte menée par son messie Emilio Ortega s’installe près de la ville, trois adolescents disparaissent sans laisser de traces. Le shérif Liam Golden essaye de démêler le vrai du faux alors que l’ensemble de la communauté regroupée autour des parents endeuillés pointent du doigts la secte et ses adeptes, jusqu’à la révélation finale.

 

Rien ne nous séparera

De Thierry Cohen

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Pour son nouveau roman, l’auteur s’est largement inspiré de faits réels qui ont malheureusement marqué l’histoire du Maroc dans les années 60. En effet, à cette époque des familles pauvres ont confié pour quelques mois leurs enfants à une institution de bienfaisance qui leur promettait en échange d’une aide financière, santé et sécurité à leur progéniture. Or quand elles venaient les chercher on leur annonçait que leurs enfants étaient morts. C’est ainsi que Jacob et Sarah confient Salomon et Dina à une association qui leur annonce par la suite que les deux petits sont décédés. Douze ans plus tard, un évènement fait douter Jacob de cette version…

Labyrinthes

De Franck Thilliez

Trends in Riviera 70 - Culture Livre

Pour son millésime 2022, l’auteur de l’inimitable série de Sharko et Henebelle nous offre un one shot captivant. Tout débute par un prologue où l’inspectrice Camille Nijinski arrive à l’hopital afin d’y interroger la suspecte d’un terrible meurtre. Or cette dernière est atteinte d’une subite amnésie totale, mais avant elle a eu le temps de livrer son histoire à son psychiatre. Ce roman choral nous livre en alternance à chaque chapitre, les aventures de 4 (et plus tard 5) femmes : “la kidnappée”, “la journaliste”, “la romancière” et “la psychiatre”. Un thriller en tous points diabolique.

« The Stellar Odyssey » By Jaeger-Lecoultre x Matthias Giroud

C’est à l’occasion du très attendu salon de Watches & Wonders qui s’est tenu à Genève en avril dernier, que Jaeger Lecoultre a dévoilé le thème qui sera le fil conducteur de l’année 2022. Baptisé « The Stellar Odyssey » ou « l’Odyssée Sidérale », ce dernier a été annoncé au cours d’une keynote par Catherine Rénier, Directrice générale de la marque accompagnée par l’astronome suisse Didier Queloz, spécialisé dans la recherche d’exoplanètes et également lauréat du prix Nobel de Physique en 2019. En effet, ce dernier accompagnera tout au long de l’année les équipes, en tant que conseiller scientifique et autorité en matière de phénomènes célestes. 

Trends In Riviera 70 - Œnologie

L’Odyssée Sidérale » célèbre ainsi les liens intrinsèques qui existent entre les phénomènes cosmiques et les origines de la mesure du temps. En effet, les mouvements des planètes et des étoiles jouent un rôle essentiel dans cette dernière et ce depuis l’Antiquité. C’est d’ailleurs à cette époque que l’on retrouve les premiers vestiges de cadrans solaires (horloges à ombre) et de clepsydres (horloges à eau). Depuis, l’astronomie et l’horlogerie sont restées intimement liées. La Maison Jaeger Lecoultre doit d’ailleurs en partie sa renommée à sa parfaite maîtrise des complications astronomiques : des simples phases lunaires aux calendriers perpétuels et cartes du ciel les plus complexes en passant par des complications comme l’étoile filante (capable de reproduire fidèlement l’apparition totalement aléatoire de celle-ci) ou encore l’affichage des trois cycles de la Lune (synodique, anomalistique et draconitique). 

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Pour célébrer cet hommage, la Maison Horlogère a imaginé une exposition immersive inédite, des Ateliers Découverte sur les astres, ainsi que plusieurs événements dont une très originale collaboration avec le célèbre mixologue Matthias Giroud. L’esprit avant-gardiste de ce dernier et sa passion pour son métier et ses créations ont contribué à élever la mixologie au rang d’art combinant savamment les savoir-faire minutieux d’un Chef, d’un nez en parfumerie et d’un artiste pour le visuel. Il est d’ailleurs le premier chef de bar français (lorsqu’il exerçait au Buddha Bar Paris) à figurer dans le classement des 50 meilleurs bars du monde. Une distinction qui vient souligner tout le talent et la créativité que Matthias Giroud met dans son métier. Après avoir participé au World Cuisine Summit en 2015 et en 2019 aux côtés des plus grands chefs du monde, co signé « La Petite Bibliothèque des Cocktails » publiée chez Larousse, il dirige depuis avec son associé l’atelier « L’Alchimiste » à Boulogne-Billancourt. Un endroit entièrement dédié à la création d’expériences uniques de mixologie et de gastronomie. 

La Maison Jaeger Lecoultre doit d’ailleurs en partie sa renommée à sa parfaite maîtrise des complications astronomiques

Trends In Riviera 70 - Œnologie
Matthias Giroud Jjaeger-lecoultre portrait@julielimont

Cet artisan mixologue a ainsi concocté pour Jaeger Lecoultre une carte de cocktails sans alcool aussi surprenants que captivants tant visuellement qu’à la dégustation. Pour ce faire ce dernier s’est inspiré des mystères de la voute céleste, des complexités de l’horlogerie astronomique mais aussi des saveurs naturelles qui poussent à l’état sauvage dans la Vallée de Joux si chère à la marque. Il a ainsi étudié les textures, les températures, les couleurs, la forme, les parfums sans oublier les saveurs afin de faire travailler les cinq sens, la vue, le toucher, l’odorat et bien sûr, le goût. C’est ainsi huit cocktails aux noms évocateurs tels qu’Élixir lunaire, Infinité solaire, Vallée des Merveilles ou Attraction terrestre, qui ont vu le jour et que la Maison Horlogère proposera à ses invités tout au long de l’année. On y découvre des ingrédients surprenant comme la reine des prés, la racine de gentiane, les baies de genièvre, les bourgeons de pin et l’aspérule odorante, ainsi que des fleurs de sureau, des canneberges et du miel local. « Mon séjour dans la Vallée de Joux s’est révélé une incroyable source d’inspiration », raconte Matthias Giroud. « À la Manufacture, j’ai découvert des montres que je n’aurais jamais imaginées, tels des microcosmes de l’univers. Ce fut passionnant de découvrir comment les planètes et les étoiles ont été capturées à une échelle aussi minuscule et conçues avec autant de talent artistique. Une fois avoir fait la découverte dans la nature de ces plantes et de ces herbes étonnantes, j’étais très impatient de retourner dans mon laboratoire et de commencer à travailler sur ces créations particulières. » 

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Pininfarina Battista le son du silence

Depuis le lancement du projet Battista en 2019, l’hypercar italienne arrive au bout de son process de développement. Dernier acte : le son.  Vous pourrez l’admirer et l’entendre à Monaco lors du salon Top Marques du 8 au 12 juin. 

Pininfarina Battista

Rappelons que la Battista est une hypercar italienne 100 % électrique. Elle est dotée d’une puissance phénoménale de 1900 chevaux et d’un couple inédit de 2300 Nm. Côté accélération, l’hypercar abat le 0 à 100 km/h en moins de deux secondes. Ses performances sont juste phénoménales et c’est à Nardò dans les mains du pilote allemand Nick Heidfeld que les ingénieurs maison ont pu vérifier le potentiel de la Pininfarina Battista. Depuis ces premiers essais qui avaient impressionné le pilote de Formule 1, déclarant à la sortie de la voiture : “ Je dois dire en toute honnêteté que conduire le prototype Battista a dépassé de loin mes attentes. Cela ne ressemble à aucun autre véhicule que j’ai conduit auparavant”, la voiture a beaucoup voyagé afin de la soumettre à tous types de tracés. Après le circuit de Nardò, la Battista s’est confrontée au Driving Center Baden en Allemagne, puis au circuit de Varano en Italie où une fois de plus elle a su briller. Le célèbre circuit d’Assen au Pays-Bas ou encore le tracé de Zolder en Belgique, sans oublier un passage quasi obligé à Goodwood furent également ses terrains de jeu pour exprimer sa puissance. Un ultime stade a été validé dernièrement : le son.

Pininfarina Battista

Il a fallu plus de 2 000 heures de travail de recherche, de conceptualisation et de développement pour que la marque puisse enfin révéler le son de la Battista. Le SUONO PURO, que les ingénieurs appellent également “le son du luxe durable” a pour mission de renforcer le lien entre la Battista et ses occupants. Le “Suono Puro” s’exprime dès le démarrage sur les cinq modes de conduite : Calma, diffuse le son naturel des moteurs électriques, également transmis à l’extérieur pour assurer la sécurité́ des piétons. Le mode Pura plus expressif émet la note de base de 54 Hz au ralenti. Le mode Energica accroit l’intensité́ de la note de base en fonction des performances dynamiques du véhicule, tandis que le mode Furiosa affiche un caractère sonore parfaitement unique, plus intense et puissant. Le mode Carattere permet au conducteur de sélectionner le son qu’il souhaite parmi les quatre autres modes, et de personnaliser les paramètres dynamiques du véhicule. Pour Paolo Dellachà, directeur des produits et de l’ingénierie chez Automobili Pininfarina, “La stratégie sonore SUONO PURO offre des avantages émotionnels et essentiels au conducteur. Notre objectif était d’accroitre le plaisir des occupants en diffusant le son naturel du véhicule grâce à une solution logicielle innovante qui élimine les bruits indésirables et en utilisant une fréquence qui optimise le confort et le bien-être du conducteur”. Le SUONO PURO repose sur la pureté́ de la fréquence de 432 Hz – largement reconnue comme étant une fréquence authentique et inspirante, utilisée par de grands compositeurs tels que Verdi ou encore Mozart. Au ralenti, la fréquence de la Battista est de 54 Hz – (trois octaves en dessous de la fréquence de 432 Hz) – une note de base pure et vibrante qui optimise le bien-être du conducteur. L’effet de cette fréquence est visible, car elle influe sur l’élément le plus naturel : l’eau. Les ondes sonores de cette fréquence créent de magnifiques ondulations parfaitement symétriques. Elle a donc un effet positif sur le corps humain, composé à 70 % d’eau, et c’est pourquoi elle a été choisie pour ce design sonore. 

Pininfarina Battista

Fiche technique :

4 moteurs électriques (1 sur chaque roue)
Puissance : 1 900 chevaux
Couple : 2 300 Nm
Transmission : intégrale
Vitesse maximale : 350 km/h

Escale gourmande à l’Hôtel du Cap Eden Roc

L’Hôtel du Cap Eden Roc est sans nul doute l’un des palaces les plus emblématiques de la Côte d’Azur. Ce royaume de neuf hectares, entre ciel azur et mer indigo, dessine depuis plus d’un siècle et demi, le tourisme du prestigieux Cap d’Antibes. Celui-ci affiche d’ailleurs l’un des taux de fidélité les plus élevés de l’hôtellerie française. En effet, les hôtes du mythique palace ne s’y trompent pas, les 118 chambres et suites réparties en deux bâtiments et incluant trois villas, les trois restaurants dont un gastronomique avec une étoile au Michelin, le spa Eden-Roc by La Prairie, sans oublier la superbe piscine à débordement à l’abri des pins et des regards, offrent comme des airs de paradis sur Terre. 

Trends In Riviera 70 - Gastronomie

Tout commence en 1887, lorsque Antoine Sella rachète le Grand Hôtel du Cap. Cette belle bâtisse, d’architecture Second Empire, avait été imaginée par Hippolyte de Villemessant (également propriétaire du journal Le Figaro). En effet, ce dernier avait pour ambition de proposer aux hommes de culture et aux artistes, un endroit de villégiature loin de tout afin d’y raviver leur créativité. Mais c’est Antoine Sella, rejoint plus tard par sa petite fille Yolande Blazeix -Sella, qui décennie après décennie, façonne le mythe de l’établissement en y accueillant les plus grands noms de l’époque, comme Picasso, Chaplin, les Windsor, Agnelli, Le Chah d’Iran et Soraya, Joffre, Kennedy, Hemingway ou encore les Beatles. Scott Fitzgerald y écrira même ‘Tendre est la Nuit’ qui d’ailleurs s’y déroule : “C’est à mi-chemin de Marseille et de la frontière italienne, un grand hôtel au crépi rose, qui se dresse orgueilleusement sur les bords charmants de la Riviera. Une rangée de palmiers éventent avec déférence sa façade congestionnée, tandis qu’une plage aveuglante s’étend à ses pieds. Un petit clan de gens élégants et célèbres l’ont choisi récemment pour y passer l’été…” 

Il y a de l’étonnant et de la beauté dans ce qui paraît le plus simple.

Jules renard

En 1969, c’est la famille Oetker (qui possède également le Bristol à Paris, le Château Saint Martin à Vence ou encore l’Apogée à Courchevel) qui reprend les clés de la prestigieuse Maison après avoir eu un réel coup de foudre pour l’endroit en passant au large de celui-ci. Depuis 2005, Philippe Perd en assure la direction et l’excellence, accompagné d’une équipe de près de 500 personnes. « Ce qui est, c’est ce qui fut » comme le grava dans la pierre Anatole France. Et en effet, le palace n’en finit plus de se réinventer mais toujours dans le plus pur respect de tout ce qui a fait sa légende et son âme. 

Trends In Riviera 70 - Gastronomie
Lilian Bonnefoi

Les papilles n’y sont pas en reste puisque L’Hôtel du Cap Eden Roc ne propose pas moins de trois restaurants (le restaurant Eden-Roc, le restaurant étoilé Louroc et le Grill Eden-Roc.) et six bars. Depuis 2019, c’est le chef triplement étoilé du Bristol Paris, Eric Frechon qui assure la fonction de Chef consultant au sein de l’établissement, aux côtés de Sébastien Broda, Chef Exécutif, et de Lilian Bonnefoi, Chef Pâtissier. L’occasion idéale pour découvrir ou redécouvrir les créations très originales et savoureuses de ce dernier. En effet, Lilian Bonnefoi a reçu cette année, le Prix Passion Dessert 2022 décerné par le célèbre Guide Michelin, qui récompense depuis quatre ans le talent des pâtissiers, leur créativité, leur maîtrise technique ainsi que leur souci pour le développement durable. 

Trends In Riviera 70 - Gastronomie

Autour d’un café Cubain, espuma de café grillé, crème glacée fumée à la feuille de tabac, crémeux au vieux rhum ambré

Cela fait aujourd’hui 27 ans, que Lilian Bonnefoi régale les hôtes de l’Hôtel. Passionné depuis toujours de haute gastronomie et de restauration, il s’oriente très vite vers un CAP pâtissier dans lequel il s’épanouit tout en créativité. Il fait ses premières armes en 1990, au sein de la prestigieuse brigade de la Maison Trois Gros, tout d’abord en tant que chef de partie, puis sous-chef pâtissier. Mais l’appel de la découverte du monde est plus fort et il s’envole vers les Etats-Unis avant de prendre direction du service pâtisserie de l’Hôtel Guanahany, à Saint-Barthélémy.  C’est à son retour en France en 1995, qu’il intègre le mythique Hôtel du Cap-Eden-Roc, où il dirige aujourd’hui une brigade de quinze pâtissiers, un chocolatier et trois boulangers. En 2008, il est sacré Meilleur Chef Pâtissier de la Côte d’Azur. A 38 ans, Lilian ne compte pas s’arrêter là et il continue à repousser les limites encore et encore faisant toujours plus preuve d’audace et d’imagination. Depuis toujours, ce dernier a également à cœur le respect de l’éthique et de l’environnement. Pour ce faire il a choisi de travailler avec de nombreux maraîchers et arboriculteurs de la région afin de proposer aux clients le meilleur des produits locaux et de saison.  Comme le miel, qu’il prélève directement au sein des rûches de l’établissement. C’est ainsi que l’on peut déguster avec ravissement des créations originales et pleines de caractère comme le Citron de Menton et sa fine coque de meringue, pulpe confite, feuille à feuille croustillantes, et son sorbet pomme verte-basilic, les délicates Rhubarbe et fraises des bois, avec leur Pochée et compotée de rhubarbe, crumble croquant, et sorbet rhubarbe fraîche ou encore l’audacieux Autour d’un café Cubain avec son Espuma de café grillé, crème glacée fumée à la feuille de tabac, et son crémeux au vieux rhum ambré. De véritables invitations au voyage pour les papilles…

Trends In Riviera 70 - Gastronomie
Citron de Menton, pulpe confite, feuille à feuille croustillantes, sorbet basilic
Trends In Riviera 70 - Gastronomie

Biennale des arts de Nice : 11 expositions florales à découvrir

De Pauline JARZYNKA 

Jusqu’à la fin de l’année, la cinquième Biennale des arts de Nice propose une programmation culturelle autour des fleurs. Onze expositions estivales, à découvrir dans les différents musées municipaux.

Après une édition reportée en 2021, la Biennale des arts de Nice prend place aux quatre coins de la ville. Son thème cette année : les fleurs. Éléments symboliques de la capitale azuréenne, elles embellissent nos jardins et inspirent les artistes. Depuis jeudi, onze expositions sont proposées au public.

Exposition « Nice, Reine des fleurs », Musée Masséna Marc Chagall La Baie des Anges (Nice, Soleil, Fleurs) 1962 Lithographie, 99 × 62 cm Nice, Bibliothèque patrimoniale Romain Gary, AFF.854 ©Ville de Nice / photo : Laurent Thareau

L’une des représentations phares se trouve au musée Matisse. Les œuvres du fauviste côtoient celles du peintre paysagiste anglais, David Hockney. Au quartier Sainte-Hélène, au Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky, l’exposition « Les Fleurs du Mâle » aborde « la représentation par les fleurs du féminin/masculin et de l’ambivalence entre ravissement et crainte ».

Exposition « Nice, Reine des fleurs », Musée Masséna Huyen Nice Vers 1950 Affiche, papier imprimé couleur, 99 × 59 cm Nice, musée Masséna, inv. MAH-7851 ©Ville de Nice / photo : Laurent Thareau

Quant au musée Masséna, il explore les relations historiques entre la ville et la nature. Au-delà des paysages de riviera, « Nice, Reine des fleurs » fait référence à l’architecture locale et ses motifs végétaux surplombant villas et immeubles niçois, baptisés de noms floraux. Outre les multiples peintures, cette rétrospective met en avant les arts décoratifs : papiers peints, tissus, ornements des meubles et objets : référence aux manufactures régionales. Autrefois capitale de la production de fleurs, l’exposition aborde la place de Nice dans l’industrie horticole. Un succès largement évoqué grâce aux traditionnelles batailles florales.

Exposition « Nice, Reine des fleurs », Musée Masséna Berthe Morisot Branches d’oranger 1889 Huile sur toile, 33 × 52 cm Paris, musée Marmottan Monet, Legs Annie Rouart, Fondation Denis et Annie Rouart, 1993, inv. 602 ©Musée Marmottan-Monet

A travers ces expositions, la ville de Nice, candidate au titre de « capitale européenne de la culture » mettra en relief « les ressources du patrimoine des musées niçois, patrimoine naturel grâce aux collections du Museum, patrimoine artistique au musée des Beaux-Arts, mais aussi patrimoine archivistique », déclare Jean-Jacques Aillagon, Président de la Mission Nice Patrimoine Mondial et Commissaire général de la Biennale des arts de Nice 2022.

Exposition « Nice, Reine des fleurs », Musée Masséna Hercule Trachel Pergola au-dessus de Nice Vers 1860 Huile sur carton, 65 × 54 cm Collection particulière avec la courtoisie de la galerie La Nouvelle-Athènes, Paris ©Galerie La Nouvelle Athènes

Ces onze représentations touchent à différentes formes d’art. Qu’il s’agisse de la peinture, de la photographie, ou encore de la sculpture. A visiter jusqu’à la fin de l’année. 

Programme des expositions

  • Du 9 juin au 18 septembre 2022 : Musée Matisse, Matisse-Hockney, « Un Paradis retrouvé »
  • Du 10 juin au 9 octobre 2022 : Musée Masséna, « Nice, reine des fleurs »
  • Du 10 juin au 9 octobre 2022 : Musée d’Archéologie de Nice / Cimiez, « Flos Vitae. Histoire naturelle des fleurs »
  • Du 11 juin au 19 septembre 2022 : Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky, « Les Fleurs du Mâle »
  • Du 11 juin au 25 septembre 2022 : Musée de la Photographie Charles Nègre, « Nick Knight – Roses from my Garden »
  • Du 11 juin 2022 au 9 janvier 2023 : Palais Lascaris, « Artemisia »
  • Du 11 juin 2022 au 9 janvier 2023 : Palais Lascaris, « Fleuraisons baroques »
  • Du 17 juin au 11 septembre 2022 : Galerie du Musée de la Photographie Charles Nègre, « Catherine Larré – Anthèses »
  • Du 17 juin au 3 septembre 2022 : 109, « Power Flower »
  • Du 18 juin au 30 octobre 2022 : Musée des Beaux-Arts Jules Chéret, « Fleurs d’artifices, Les bouquets du musée des Beaux-Arts » 

Les meilleurs placements horlogers de Watches & Wonders 2022

Avoir les clés pour anticiper l’avenir 

On dit l’horlogerie immuable dans son approche mécanique. Elle ne l’est pas plus que ne le sont les consommateurs de montres eux-mêmes. Attirés depuis une décennie par les références les plus recherchées des spéculateurs, ils incitent les marques à proposer dans leurs collections des pièces fortes d’un design original, susceptibles de devenir les meilleurs placements horlogers de demain. 

Trends In Riviera 70 - Horlogerie
Breitling Chronographe Navitimer : Boîtier en acier de 43 mm de diamètre. Lunette tournante avec échelle logarithmique bidirectionnelle. Calibre de chronographe à remontage automatique de manufacture B01. Bracelet en alligator et boucle déployante. le retour d’une icône.

Parlons vrai, l’univers horloger est porté depuis 2014 par un fort courant spéculatif dont la particularité est d’être concentré sur un tout petit nombre de marques dont un ou plusieurs produits se sont imposés comme des icônes au point de devenir pratiquement introuvables même pour des acteurs très influents, à moins de les payer de cinq à dix fois leur prix. Cette appétence totalement déconnectée de toute logique puisqu’elle se cristallise autour de pièces de base en acier avec des mouvements génériques, impose aux marques élues de gérer au mieux la pénurie tout comme cette passion irrationnelle qui leur échappe. 

Etat des lieux 

Cela peut paraître fou de le lire, mais moins dix montres se partagent près de 50 pour cent des ventes au sein des références horlogères à plus de 8000 euros. Les nouveaux entrants dans le secteur, des banquiers d’affaires aux agents immobiliers cherchant à élargir leur portefeuille ou avide de donner des « tuyaux » sur les meilleurs placements du moment à leurs bons clients seront enchantés d’apprendre que les références les plus recherchées sont toujours le chronographe Oyster Perpetual Cosmograph Daytona, l’Oyster Perpetual Submariner et l’Oyster Perpetual GMT-Master II « Pepsi » chez Rolex. On retiendra que la Royal Oak chez Audemars Piguet taille sa route dans toutes les déclinaisons de métal et que l’absence de la Nautilus de Patek Philippe fait se tourner les amateurs vers l’Aquanaut, l’autre « moderne » de la manufacture, propriété de la famille Stern. En sus, mais également plus accessible, on note une envolée du chronographe Speedmaster Professional Moonwatch de chez Omega et le grand retour du chronographe Navitimer dont la marque Breitling célèbre, cette année, le 70ème anniversaire du lancement.

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Voilà, le tour est fait de tous les produits à fort potentiel. Cela fait très peu et laisse une opportunité aux marques en quête d’un rebond, de proposer l’icône du futur ; celle dont la disponibilité pourrait détourner les spéculateurs des modèles précédemment cités dont les prix en seconde main atteignent des sommets tels que tous les spécialistes affirment les voir prochainement se stabiliser. Cette idée est corroborée par les questionnements d’un certain nombre de ces investisseurs, tentés de tout vendre au top pour se lancer sur de nouveaux produits encore accessibles et disponibles pour refaire la même juteuse opération. La conjoncture est propice et les premiers à vendre seront les seuls à toucher le jackpot, car la chute en valeur sera d’autant plus rapide que le marché est volatil et dispose aujourd’hui de nombreux produits de remplacements, tout aussi attractifs. 

Les montres placements du futur 

De toutes les pièces horlogères à fort potentiel proposées cette année à Watches and Wonders et autour, sans doute celle ayant le plus de chances de se faire remarquer pour devenir un produit de placement, n’est autre que la Square Bang de Hublot. Graphiquement impactante, la référence a déjà pour elle d’avoir une clientèle jeune et dynamique cosmopolite et surtout soucieuse de son image. De quoi faire d’elle une des plus susceptibles de concurrencer les ténors absents des boutiques et de marquer un changement, tout en jouissant d’une image déjà forte. On notera que chez Cartier, la nouvelle Santos-Dumont pourrait également faire vibrer les cœurs de ceux qui veulent tout sauf une montre ronde. Maintenant, la mode du moment est incontestablement aux pièces sport-chic à porter sur un bracelet métal. Et plus encore aux éditions revisitées d’instruments de mesure du temps ayant été initialement lancés dans le courant des « seventies ». Parmi les nouveautés présentées correspondant à ce critère, on retiendra la réédition en or de la 222 de Vacheron Constantin, dessinée par Jorg Hysek et sortie en 1977 à l’occasion des 222 ans de la manufacture. Assurément, elle est déjà « collector ». Maintenant, son évolution moderne qu’est l’Overseas devrait connaître un sort similaire, l’intérêt du public pour ce type de références sport-chic portant belle signature étant appelé à croître. Cela a incité Chopard à lancer la collection Alpine Eagle.

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Aujourd’hui cohérente et aboutie, elle a, en raison de son dessin typé, toutes les chances d’attirer l’attention des stratèges de la finance, la maison ayant pour elle d’être indépendante et familiale, comme les principaux acteurs du marché des références à fort potentiel. Evidemment, Rolex que tout le monde attendait pour ce salon a su prendre le marché à contrepied et lançait une Oyster Perpetual GMT-Master II avec couronne à gauche. Cette curiosité dans la collection est par définition déjà introuvable, les meilleurs clients de la marque l’ayant immédiatement réservée. Et comme il n’y en aura pas pour tout le monde, les premiers servis seront par définition des « insiders » ayant le bras long. Les plus malins iront voir ailleurs quelles merveilles peuvent espérer atteindre des sommets. On pense évidemment à la nouvelle Parmigiani Fleurier Tonda PF GMT Rattrapante Mono-Poussoir. Son dessin pur et équilibré associé à l’originalité de sa complication utile portent l’ensemble de la collection que l’on pourrait très bien imaginer être la prochaine Royal Oak dans le cœur de ceux qui veulent avoir l’heure autrement. La manufacture allemande A. Lange & Söhne connue pour ses montres à complications traditionnelles proposait également l’Odysseus Titane, une version urbain-sport tout à fait capable de piquer des parts de marché à des marques dont les pièces de références sont indisponibles. Dans la même veine, la nouvelle montre Orbit d’Armin Strom devrait pouvoir séduire les inconditionnels de garde-temps de créateurs dotés de subtilités mécaniques utiles. Ici, proposée à seulement 25 exemplaires et mue par le calibre à remontage automatique « maison » qui permet de lire la date en pressant le poussoir situé sur le flanc de carrure à 10 heures. 

Et parce qu’il faut bien un coup de cœur parmi cette longue liste de montres toutes appelées à connaître le succès en remplaçant les modèles cités en début d’article et trop vus ces dernières années, on retiendra la montre « Une Folle Journée » de la jeune maison horlogère Trilobe. Aérienne, poétique et identifiable entre mille, elle devrait trouver sa place dans le sérail des garde-temps en passe de devenir des instruments de références pour les investisseurs en manque de placements. 

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On chouchoute nos cheveux

Avant la grande épreuve estivale où les rayons solaires agressifs font équipe avec les propriétés décapantes de l’eau de mer ou de piscine, on profite du printemps pour prendre soin comme il le faut de notre chevelure. Routines capillaires, masques, soins en tout genre, voici notre sélection coup de cœur…

Masque Réparateur Nat&Nove Bio 

Trends In Riviera 70 - Beauté

Avec ses recettes vegans et bio, la marque rencontre de plus en plus de succès comme avec ce masque capillaire à la Noisette qui répare la fibre capillaire et les pointes sèches. Cerise sur le gâteau, les pots sont fabriqués à base de PET recyclé. PPC : 7,95 € les 300 ml

Omum Lotion fortifiante. Anti-chute Mon Coup de Pousse

Trends In Riviera 70 - Beauté

Une lotion capillaire naturelle et innovante formulée autour d’un extrait de curcuma qui permet de ralentir la chute et de renforcer la masse capillaire en pénétrant directement au cœur du bulbe. PPC : 18,80 € les 100 ml

Huile Native Onagrine

Trends In Riviera 70 - Beauté

Cette huile sèche multifonctions visage, corps et cheveux est issue de l’union de 6 huiles précieuses : l’huile de Macadamia, de Tournesol, d’Argan, d’Onagre, de pépins de Raisin et d’Amande douce. Elle apporte douceur et nutrition à la chevelure. PPC : 22,50 € les 150 ml

Huile de camélia bio Bijin

Trends In Riviera 70 - Beauté

Issue des rituels de beauté ancestraux japonais, cette huile de camélia bio multi usages permet également de redonner du tonus, de fortifier la chevelure et également de réparer les pointes sèches. PPC : 19 € les 50 ml

Masque Soin Embellisseur Acorelle

Trends In Riviera 70 - Beauté

Ce masque à la formule composée à 97% d’ingrédients d’origine naturelle prolonge la couleur après une coloration végétale grâce à du hénné incolore, de l’huile de chia et de l’huile de ricin. PPC : 22 € les 200 ml

Waam Shampoing en poudre

Trends In Riviera 70 - Beauté

De la poudre de Shikakaï, pour laver en douceur et renforcer la fibre capillaire, du Rhassoul, pour purifier et réguler le sébum aux racines, de la protéine d’Avoine et de l’Inuline pour hydrater et embellir, voilà un soin complet qui se révèle au simple contact de l’eau. PPC : 14,50 € les 80g

Eleven Australia Miracle Hair Treatment

Trends In Riviera 70 - Beauté

La marque lancée par un coiffeur célèbre et un photographe de mode réunit tous les superlatifs. Comme pour ce soin Miracle qui porte bien son nom puisque qu’il n’apporte pas moins de 11 actions complémentaires. PPC : 22 € les 125 ml

Lotion démêlante sans rincage Centifolia

Trends In Riviera 70 - Beauté

Grâce aux actifs anti-oxydant du vinaigre de framboise et aux protéines d’amande douce, cette lotion démêlante bio et made in France apporte brillance et souplesse à la chevelure. PPC : 7,90 € les 200 ml

Respire Shampoing Solide Pêche du verger

Trends In Riviera 70 - Beauté

Après le succès de sa version du shampoing solide au lait d’amandes, la marque dévolie une nouvelle senteur très gourmande et estivale aux pêches du verger. Aussi efficace que pratique, il est à adopter très vite. PPC : 8,90 les 75g

Yodi Masque Idéal Aloe Argan

Trends In Riviera 70 - Beauté

Avec ses soins sans eau composés uniquement d’actifs, la marque révolutionne le soin des cheveux notamment avec ce masque à la formule minimaliste ultra hydratante et réparatrice qui ne contient que 12 ingrédients et a nécessité pas moins de 4 ans de recherche. PPC : 37 € les 220g

Grow Georgeous Gamme Repair

Trends In Riviera 70 - Beauté

En faisant la part belle aux actifs réparateurs comme le beurre de Cupuaçu, la gamme Repair de la marque porte bien son nom puisque le shampoing, l’après shampoing, le masque et l’huile apportent aux cheveux agressés toute l’hydratation, la douceur et la protection nécessaires. PPC : à partir de 15 €

Matrix Gamme InstaCure

Trends In Riviera 70 - Beauté

Voici la la nouvelle routine anti-casse ciblée, enrichie en protéines liquides, qui renforce la fibre et réduit visiblement les pointes fourchues liées aux dommages mécaniques et thermiques. Résultats visibles dès la 1ère utilisation et jusqu’à 60% de casse en moins. PPC : à partir de 12 €

Maria Nila Beauty Bags

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Idéal pour partir en week-end ou en vacances avec l’ensemble de sa routine capillaire, les Beauty Bags (fabriqués à partir de mailles recyclées provenant de bouteilles en PET) de Maria Nila renferment en deux formats le shampoing et l’après shampoing des gammes de la marque. Tous 100% vegan et respectueux des animaux, fabriqués en Suède. PPC : à partir de 49 €

L’Huile Exceptionnelle Nutrition Collections Nature

Trends In Riviera 70 - Beauté

Avec sa formule professionnelle aux 99% d’ingrédients d’origine naturelle (hibiscus, huile de chanvre et ingrédients issus d’huile de colza et d’huile de bois de Chine) cette huile cheveux et corps garantie sans silicones, offre à  la chevelure douceur et nutrition. PPC : 23,80 € les 120 ml

Coffret Format Voyage Coco&Eve

Trends In Riviera 70 - Beauté

Parfait pour partir en vacances, ce kit contient les essentiels de la marque : le Scrub Lavant Purifiant qui favorise la pousse, le Masque Super Nourrissant 5 en 1, ainsi que l’huile multi-usages L’Élixir Miracle. PPC : 40,90 €

Bumble and bumble BB Hairdresser’s Invisible Oil Primer

Trends In Riviera 70 - Beauté

Cette base thermo protectrice infusée de 6 huiles légères est le soin idéal pour les cheveux déshydratés en les protégeant de la chaleur des appareils de coiffage mais aussi des UV. PPC : 27 € les 250 ml

Christophe Robin Masque Purifiant

Trends In Riviera 70 - Beauté

Ce traitement pré-shampoing détoxifiant et anti-pollution à la boue thermale s’attache au bien-être du cuir chevelu en revitalisant en profondeur la barrière lipidique et améliore sa capacité à se défendre contre les agressions extérieures. PPC : 39€ les 250 ml

Apivita Bee Sun Safe Huile pour cheveux

Trends In Riviera 70 - Beauté

Cette huile avec 97% d’ingrédients d’origine naturelle protège et préserve la couleur et la brillance des cheveux grâce aux filtres solaires et aux huiles de tournesol et d’abyssinie.
PPC : 14,40 € les 100 ml

Romy Schneider se dévoile à la Cinémathèque…

Jusqu’au 31 juillet prochain, la Cinémathèque Française accueille à Paris une brillante et passionnante rétrospective de la trajectoire remarquable de l’actrice Romy Schneider. 

Tendance Art Romy Schneider

Romy Schneider par Sam Lévin, circa, 1960 © Ministère de la Culture – Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, Dist. RMN-Grand Palais

On y découvre ou redécouvre, une icône du cinéma français, réellement passionnée par son métier, qui n’a eu de cesse tout au long de sa carrière et de sa vie, de se battre avec ferveur pour la liberté d’être qui elle était vraiment. Travailleuse invétérée, sa vie et sa carrière ont été façonnées par ses choix courageux et ces derniers dévoilent d’elle, une personnalité fascinante, bien au-delà de l’image que l’on garde de sa vie et de son œuvre. Mais revenons au commencement…

Née à Vienne (aujourd’hui en Autriche mais à l’époque dans le Reich Allemand en 1938), la jeune Romy Schneider, de son vrai nom Rosa Maria Magdalena, ‘tombe’ dans le VIIème art dès son plus jeune âge puisque ses parents, Wolf Albacht Retty et Magda Schneider, étaient tous deux stars de cinéma du IIIème Reich.  Romy s’illustre dès le début des années 50, dans des Heitmatfilm (films de genre du terroir allemand à l’histoire pittoresque) comme « Quand refleuriront les Lilas Blancs » où elle joue la fille de sa propre mère, ou encore « Les Jeunes Années d’une reine » d’Ernest Marischka. C’est d’ailleurs à ce dernier que l’on doit les plus célèbres Heitmatfilm avec l’inoubliable série des « Sissi », tournée entre 1955 et 1957, qui bat tous les records de fréquentation et de recettes. Ces trois films propulsent la jeune actrice au rang de véritable vedette internationale. Pourtant, Romy n’a de cesse de vouloir se détacher de l’image de ‘princesse ingénue’ qui lui colle à la peau et elle multiplie très tôt les choix de films singuliers comme ‘Monpti’ ou encore les ‘Jeunes filles en uniforme’.  Au firmament de son succès, elle décide pourtant en 1958 de quitter l’Allemagne afin de suivre en France, Alain Delon (alors simple figure montante du cinéma français), rencontré au cours du tournage de ‘Christine’ et dont elle est tombée follement amoureuse. Ce choix fort et audacieux scelle son destin. Ils se fiancent l’année suivante et leur couple fait alors rêver toute l’Europe. Mais les allemands ne lui pardonnent pas cette expatriation et en France, Romy devra faire preuve de beaucoup de patience pour se détacher de l’image de ‘Sissi’ qui lui colle à la peau. « Je voulais vivre, aimer, me développer sur le plan artistique, devenir un être nouveau : mais surtout être libre. » explique-t-elle. 

Tendance Art Romy Schneider
Affiche de l’exposition. Conception graphique : La Cinémathèque française / Mélanie Roero Photo : Sam Lévin © Ministère de la Culture – Médiathèque de l’architecture  et du patrimoine, Dist. RMN- Grand Palais

Elle y met beaucoup de courage, apprend le français, et travaille dur et sans cesse. Elle rencontre le réalisateur Luchino Visconti au cours du tournage de « Rocco et ses frères » où elle accompagne Alain Delon. Elle apprend alors l’italien pour le convaincre de la faire travailler. Celui-ci est le premier à lui donner sa chance en 1961 dans la pièce de théâtre « Dommage qu’elle soit une putain » aux côtés de Delon et qui rencontre un grand succès auprès du public. Visconti lui offre alors un rôle dans Boccace 70, dans lequel elle dévoile un nouvel aspect de sa personnalité, toute en sensualité et sophistication. Puis elle retrouve le personnage d’Elisabeth impératrice d’Autriche dans le superbe “Ludwig ou le Crépuscule des dieux” toujours du réalisateur italien. Elle tourne ensuite « Combat dans l’île » d’Alain Cavalier, où elle donne la réplique à Jean Louis Trintignant et où elle interprète pour la première fois un rôle entièrement en français. 

« Cette petite Autrichienne qui avait fait sa fortune dans la confiserie viennoise et que j’ai vu arriver sur le plateau au début du tournage pour jouer le rôle d’une Française en français (…) et l’y voir s’y déplacer avec tant de sensibilité, d’intelligence et de naturel, je crois que c’est, disons le mot, une sorte de GENIE. Elle a une forme de génie. » en dira le réalisateur. 

En 1962, elle rencontre Orson Welles et décroche le rôle inoubliable de Leni dans « Le Procès ». Elle y partage l’affiche avec des stars internationnales comme Anthony Perkins, Jeanne Moreau, Michael Lonsdale, Suzanne Flon, ou Madeleine Robinson. Dés lors, les États-Unis et Hollywood lui font les yeux doux et elle signe un contrat avec la Columbia pour sept films avec des réalisateurs comme Otto Preminger, Jack Lemon et Woody Allen. Mais l’actrice ne se retrouve pas dans la machinerie du box-office américain et elle préfère rentrer en France fin 1963. Cette période est également celle de sa douloureuse séparation avec Alain Delon. Ce qui ne l’empêche pas en juin 1964 d’obtenir la « Victoire du Cinéma français », récompensant la « meilleure actrice étrangère de l’année ». Après le tournage très éprouvant et complètement fou du film inachevé « L’Enfer » d’Henri-Georges Clouzot, Romy retourne à Berlin, où elle épouse l’acteur et metteur en scène Harry Meyen avec qui a un fils, David Christopher. Cette naissance sera pour elle l’occasion de faire une pause et de se consacrer à sa famille pendant un temps. 

C’est Alain Delon qui signe son grand retour sur le devant de la scène en la suggérant à Jacques Deray pour le rôle de Marianne dans « La Piscine » à l’été 68.
Le triomphe est flagrant avec plus de deux millions et demi de spectateurs ! Les années 70 seront le théâtre de sa rencontre avec le réalisateur Claude Sautet pour lequel elle tournera cinq films « Les Choses de la Vie » avec Michel Piccoli en 1970, « Max et les ferrailleurs » en 1971, « César et Rosalie » en 1972, « Mado » en 1976 ou encore « Une histoire simple » en 1978. Leur entente professionnelle est parfaite et transpire à l’écran.

 

Autant de succès qui témoignent de son talent pour le genre dramatique et appuient sa notoriété en France. Entre 1973 et 1982, elle exorcise également une culpabilité qu’elle traine depuis son enfance, celle des liens particuliers de sa famille avec le IIIème Reich en tournant pas moins de cinq films ayant pour sujet la seconde guerre mondiale comme l’inoubliable « Le Vieux Fusil » en 1975 avec Philippe Noiret.  

« En réalité, j’étais simplement en avance sur mon temps. À une époque où il n’était nulle part question de libération de la femme, j’ai entrepris ma propre libération. J’ai forgé moi-même mon destin, et je ne le regrette
pas. »
déclare-t-elle. A presque 35 ans, ses amours passionnent toujours autant le public : lorsqu’elle quitte son mari en 1972, ou encore quand elle vit pleinement sa folle passion pour Jean Louis Trintignant lors du tournage du film
« Le Train » dont la rupture la laisse désespérée, tout comme celle avec Jacques Dutronc, rencontré au cours du film « L’important c’est d’aimer » d’Andrzej Żuławski. Un film pour lequel elle sera d’ailleurs la première femme à recevoir le César de la Meilleure Actrice. En 1975, elle épouse Daniel Biasini, son ancien secrétaire avec qui elle aura une fille Sarah. Les années qui suivent seront malheureusement bien sombres sur le plan personnel : le suicide de son ex-mari en 1979, son divorce en 1981, ses problèmes de santé dont une tumeur au rein, la mort tragique de son fils à l’été 1981… Autant de drames qui l’accompagnent jusqu’à sa mort mystérieuse, ce matin du 29 mai 1982, où son cœur s’est arrêté, à seulement
43 ans. « Elle fumait comme un pompier, s’enivrait parfois à l’envi, aimait la fête, mais c’était sans compter les drames qui l’ont frappée les dernières années de sa vie et dont elle n’a pu se relever. Mais Romy reste une étoile, une lumière scintillante qui continue à nous éblouir. » déclare Clémentine Deroudille, commissaire de l’exposition.
De la femme, on garde le souvenir de l’incarnation parfaite de la femme française, à la fois passionnée, engagée, et libre. De l’actrice, celui d’une perfectionniste, qui avait à cœur de travailler avec sérieux et exigence chacun de ses rôles. 

Tendance Art Romy Schneider

Orson Welles, Luchino Visconti et bien entendu Claude Sautet ne s’y sont pas trompés. « Au fil d’une vie si romanesque, de ruptures si marquées, de rencontres si déterminantes, c’est à nous, à travers cette exposition, de comprendre de quelle manière elle est devenue cette icône, cette femme libre qui, quarante ans après sa mort, fait toujours autant battre les cœurs et dont l’image, elle, n’a pas pris une ride. La montrer parfaitement vivante, en pleine lumière, sensuelle, si belle et essayer par ses mots de percer son mystère. Sans effraction. » explique Clémentine Deroudille. Quarante ans après sa disparition, cette exposition originale offre un nouveau regard sur son œuvre, son implication dans son métier, sa filmographie impressionnante (plus d’une soixantaine de films en 30 ans de carrière), et ce à travers des extraits de films, d’interviews, des images de tournages, des photographies, des textes de son journal parfois inédits. A découvrir sans plus tarder à la Cinémathèque française.