samedi 27 novembre 2021

Greenwashing : les produits toxiques à chasser de notre salle de bain

Je partage

Certains produits semblent écologiques et responsables. Pourtant, lorsqu’on regarde de plus près, c’est loin d’être le cas. Sans même qu’on le sache, notre salle de bain regorge de gels douche, shampoings et cosmétiques toxiques. Greenwashing, ingrédients polluants… Comment ne plus se faire tromper par les marques ? On vous dit tout.

« Parfum avec des extraits naturels »« sans silicone pour un toucher naturel », « PH neutre, sans paraben ». Voilà des formules qui donnent envie d’acheter. Mais au lieu de faire confiance à ses marques, à leurs packagings à l’apparence naturelle et à leur étiquette « green », méfiez-vous des substances qu’on retrouve vraiment à l’intérieur de ses produits. Nombreuses sont les enseignes à se tourner vers le greenwashing et nombreux sont les consommateurs à se faire avoir. « Le greenwashing est une technique marketing qui consiste à faire passer pour vert et naturel ce qui ne l’est pas », explique Julien Kaibeck, fondateur du label Slow Cosmétique. « Les marques qui pratiquent cet écoblanchiment mettent en avant des images de naturalité et d’écologie (ingrédients végétaux, naturels). Or, si l’on se penche sur la liste des composants de ces cosmétiques, on s’aperçoit que le plus souvent, leur formulation contient surtout des ingrédients synthétiques », ajoute-t-il.

Cette pratique apparaît au début des années 2000 et se répand fortement depuis la prise de conscience des problématiques environnementales. Parce que oui, le bio et les ingrédients naturels, c’est ce qui fait vendre ! Mais les marques ont-elles réellement le droit de tromper les consommateurs en utilisant la technique du greenwashing ? « La réglementation qui entoure les allégations cosmétiques en Europe interdit aux marques de mentir. Elles ne peuvent donc pas montrer sur l’emballage un ingrédient non présent dans la formule, ni revendiquer un label bio si elles n’en ont pas », explique Julien Kaibeck.« Mais rien n’interdit de valoriser un ingrédient plus qu’un autre, même s’il est présent de façon minime dans la formule ou de façon très transformée ».

Contrer le greenwashing

La majorité des personnes ne se doute pas qu’ils se font « manipuler » en achetant un shampoing avec des feuilles ou des fruits imprimés sur le flacon. « Chaque jour, des millions de gens achètent leurs cosmétiques sans se méfier », précise le cosméticien aromathérapeute. Certaines techniques s’offrent à vous pour consommer mieux sans se faire avoir. Vous pouvez apprendre à décrypter la liste d’ingrédients INCI afin de pouvoir distinguer vous-même le vrai du faux. Tournez-vous également vers des cosmétiques labellisés bio : des marques engagées, honnête et avec un prix juste.

Pour se débarrasser des produits toxiques qui polluent votre salle de bain (et votre peau), certains ingrédients sont à bannir : les dérivée du pétrole et autres matières synthétiques polluantes ( Petrolatum, Cera microcristallina, Paraffinum liquidum, PEG, EDTA, butyl-, ethyl-, propyl-). Les silicones et polymères (diméthicone, -polymer-, -vinyl-) ainsi que les composés synthétiques suspectés d’être des perturbateurs endocriniens ((paraben, phénoxyéthanol, benzophénone…). Julien Kaibeck conseille de « privilégier des ingrédients naturels et peu transformés, pour profiter au maximum de leurs bienfaits sans polluer : huiles végétales, hydrolats (ou eaux florales), crèmes minimalistes, savons à froid… ». Pour faire un tri dans vos produits, analysez les six premiers ingrédients de la liste INCI et traquez les noms des substances nocives (citées ci-dessus). Dans la suite de la liste, vous pouvez aussi chercher les lettres suivantes : PPG, PEG, EDTA. S’il y a toujours rien, c’est que votre produit semble responsable et honnête. Sinon, on s’en débarrasse !

Je partage

Dernières tendances