vendredi 30 septembre 2022

65 ans du Byblos, la saga d’un succès tropézien

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Rien n’a changé ou presque, depuis 1967 dans le premier palace tropézien. Clients fortunés comme célèbres y reviennent, séduits par l’esprit familial.

©Rue des archives

Les plus grands y ont séjourné. De Mick Jagger à Bruce Willis. D’autres y ont même tourné, comme l’illustre Louis de Funès dans « Le gendarme se marie » ou encore Gérard Jugnot dans « Le Coup du parapluie ». Un repaire confidentiel apprécié du tout-Saint-Tropez, écrivains, peintres comme couturiers. Depuis 65 ans, le Byblos participe à la renommée de la ville à l’emblématique clocher ocre. Un palace pensé comme une « ode à la détente et au luxe », où une valeur domine : l’esprit de famille. Retour sur ce succès familial.

©Rue des archives

A l’origine de ce projet hors-norme, un homme : Jean-Prosper Gay-Para. Un milliardaire libanais, propriétaire du célèbre complexe Excelsior. Selon la légende, cet hôtelier aurait construit le Byblos pour conquérir Brigitte Bardot. Un palais « digne des Mille et Une Nuits, unique en son genre d’un bout à l’autre de la Méditerranée ». Installé à quelques pas de l’emblématique place des Lices, ce comble de l’ultra-luxe doit son nom à l’une des plus anciennes villes libanaises : où Adonis et Aphrodite se seraient aimés. Pensé comme « un village dans le village », les architectes Christian Auvrignon, Philippe Monnon et Philippe Siccardon imaginent une série de maisons étroites bâties sur différents niveaux, donnant à l’hôtel des airs de village dans la ville. Toitures en tuiles romaines, balconnets en fer forgé, façades colorées, placettes pavées, olivier centenaire et palmiers : une décoration méditerranéenne, minutieusement élaborée. L’établissement et ses incontournables Caves du Roy sont inaugurés le 27 mai 1967, en présence de Mireille Darc, marraine d’un soir. Au programme, trois jours de festivités pour plus de 700 invités, dont des célébrités comme Françoise Sagan, René Clair ou encore Maurice Escande. Un mois plus tard, Jean-Prosper Gay-Para cède le Byblos à Sylvain Floirat, directeur d’un des plus grands groupes hôteliers de luxe.Décennies après décennies, le Byblos s’agrandit jusqu’à obtenir le titre prestigieux de palace, en 2012. Ce « paradis tropézien de 17 000m2 » est l’œuvre d’un succès familial. Transmis de génération en génération, il est aujourd’hui dirigé par Antoine Chevanne : arrière-petit-fils de Sylvain Floirat. Les raisons de cette réussite ? « Un sens de l’hospitalité constant depuis 65 ans, un service entièrement personnalisé, le Byblos témoigne d’un luxe et d’un art de vivre à la française ». Toujours à la pointe du modernisme, les 87 chambres, dont 47 suites, disposent d’un décor personnalisé. Du mobilier jusqu’au tissu d’ameublement : griffé des plus grandes maisons du textile. Au cœur de l’hôtel, la suite de 180m2 : Missoni Home, a été repensée et décorée par l’emblématique maison italienne.
Le complexe comporte également « le spa by Sisley », un espace unique dédié au luxe et au bien-être.

© Rue des archives AGIP 1967

Côté gastronomie, l’établissement azuréen se démarque grâce à sa cuisine inventive. Il est aujourd’hui doté de trois restaurants. Au bord de la piscine, la carte de l’« Arcadia », s’inspire directement des récoltes du potager du palace. Des produits de qualité et de saison, pour de savoureux plats méditerranéens. Le second restaurant, le « Cucina by Alain Ducasse » propose un répertoire de saveurs italiennes dans une ambiance « dolce vita ». Enfin, pour rythmer les belles soirées d’été, le « B. » offre une déclinaison de cocktails signature, accompagnée d’un menu simple et gourmand. Parmi les illustres extensions du palace : la Byblos Beach à Ramatuelle.

Nicola Canuti, chef exécutif.

Un lieu d’exception, imaginé par François Frossard. Son décor, inspiré du monde marin, est entièrement composé de vieux bois blanchis, rappelant les coques des gréements d’antan. Fidèle à ses valeurs de modernité, l’hôtel s’engage en faveur de l’environnement. Il optimise la gestion des déchets, de l’eau, de la consommation énergétique, et valorise également l’économie et les initiatives locales. Le Byblos doit également son succès aux « Caves du Roy », mythique night-club intégré à l’hôtel. Réplique de la boîte de nuit de l’Excelsior de Beyrouth, l’adresse devient incontournable pour les fêtards venus de tous horizons et avides de vivre l’effervescence des nuits seventies. Les premiers fidèles étaient Liz Taylor, Romy Schneider ou encore Michel Polnareff. Un temple des nuits tropéziennes, où se pressent encore les petits-enfants des premiers habitués.

65 ans après son inauguration, le Byblos et sa discothèque restent des institutions prisées des personnalités en quête de l’esprit « village » et familial qui l’a rendu célèbre.

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