lundi 27 septembre 2021

Et si on fêtait Noël à travers le monde ?

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Pour les Français Noël, c’est d’abord la magie des fêtes, le sapin, un bon repas, et surtout des cadeaux apportés par le Père Noël. Pour le reste du monde, Noël rime avec d’autres traditions culturelles.

Au diable Halloween ! A peine la fête des monstres est-elle passée que l’on commence déjà à préparer Noël en France. Les rues se parent de décorations, toutes plus flamboyantes les unes que les autres, les magasins proposent les produits phares des fêtes de fin d’années, et les foyers installent les plus grands sapins, décorés de mille et une guirlandes et de boules de Noël, sans oublier la fameuse étoile à la cime de l’arbre. Durant des siècles, les Chrétiens ne fêtaient pas Noël. C’est au quatrième siècle qu’ils décident de célébrer la naissance de Jésus. La date est alors fixée au 25 décembre. Si cette commémoration est purement religieuse, la fête de Noël a évolué au fil du temps, pour se transformer en une fête plus familiale. Mais cela ne veut pas dire que le côté religieux a complètement disparu. Dans la plupart des foyers, les adultes et les enfants installent une crèche, avec la Sainte-Famille, les Rois Mages, et des animaux, généralement un bœuf et un âne. La tradition veut que l’on ajoute le petit Jésus seulement le 25 décembre, jour de sa naissance. Même si les familles ne sont pas chrétiennes, elles tiennent à préparer la crèche comme un symbole de Noël. La magie de Noël est présente en France, et ce dès le début du mois de décembre. En attendant la venue de l’homme à la longue barbe blanche, des activités sont organisées pour les petits. Ils écrivent des lettres adressées au Père Noël, où ils assurent qu’ils ont été sages toute l’année, et couchent sur le papier les cadeaux dont ils rêvent toutes les nuits. Ils déposent ensuite leurs enveloppes dans les boites aux lettres, mises en place dans les magasins et à destination du Pôle Nord. Ils peuvent aussi rencontrer personnellement le Père Noël dans les boutiques. Pour les plus grands, des marchés de Noël prennent place dans les villes. Des petits chalets des produits locaux et des spécialités artisanales. On peut se balader dans les allées en dégustant des marrons et en buvant du vin chaud. Qui dit Noël dit aussi… Calendrier de l’Avent ! Bien que cette tradition provienne d’Allemagne, elle est très importante dans les familles françaises… ou serait-ce juste un moyen efficace de faire patienter les enfants jusqu’au fameux jour de Noël ? En effet, lorsque l’on attend un événement avec une si grande excitation, l’attente est parfois insupportable. Alors, quoi de mieux que d’ouvrir chaque jour une case du calendrier de l’Avent ? Autrefois entièrement fait de chocolats, le principe du calendrier s’est développé. On trouve aujourd’hui d’autres produits, comme des calendriers de bières, de jouets ou encore de produits de beauté. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, il s’agit d’une tradition religieuse en hommage à la période où l’on se prépare à la venue du Seigneur. Pour de nombreuses familles françaises, le réveillon du 24 décembre au soir est LA fête de Noël. L’occasion est de se réunir autour d’une jolie table dressée et de faire patienter sagement les enfants jusqu’à minuit, heure de l’arrivée du Père Noël. Pour d’autres familles, le Père Noël « travaille » la nuit du 24 au 25 décembre, et les enfants ont le plaisir de découvrir les montagnes de cadeaux au pied du sapin au petit matin.

Le 25 décembre, jour de la famille en France

Si le Réveillon de Noël est la célébration phare de la période, le 25 décembre est consacrée à la famille et au traditionnel repas de Noël. Comme dans les films, les enfants courent partout, les jouets apportés par le vieil homme en rouge sont éparpillés partout dans la pièce et les adultes rient et échangent, assis à la table, le tout dans une ambiance joyeuse. Les fêtes de Noël sont synonymes de traditions, et le repas du 25 décembre ne fait pas exception à la règle. Sur la table, on y trouve le foie gras et la confiture de figue, qui précèdent généralement les huîtres ; deux plats qui composent l’entrée phare de Noël. On continue le repas avec du chapon ou du gibier, que l’on accompagne de pommes duchesses et de fagots de haricots, ou bien du poisson. Pour le dessert, rien de telle que la fameuse bûche de Noël, souvent glacée. Autre symbole de cette période, la musique et les chants de Noël. Qui n’a jamais chanté « Vive le vent », « Petit Papa Noël » ou encore « Mon beau sapin » ? D’ailleurs, les chants de Noël perdurent depuis plusieurs siècles. Ils sont également un symbole de Noël dans la religion chrétienne, le plus ancien étant « Entre le bœuf et l’âne gris ». Pour les Français, Noël est avant tout une fête exceptionnelle, où la magie opère. Les gens oublient leurs soucis, mettent de côtés les ennuis pour se retrouver entre amis ou en famille, le temps de célébrer dignement cette période à part, et de finir l’année en beauté.

Un « White Christmas » pour les Anglais

« We wish you a Merry Christmas, we wish you a Merry Christmas, we wish you a Merry Christmas, and a happy new year ! » Au Royaume-Uni, il n’existe pas de fête nationale, ou de jour de l’indépendance, comme en France. De ce fait, Noël est la fête par excellence, l’occasion idéale pour se mettre sur son trente-et-un et réunir toute la famille autour d’un bon repas. Comme dans tous les pays, la fête de Noël a pris une importante dimension commerciale. Mais la tradition anglaise a tout de même conservé l’aspect religieux. D’ailleurs, « Merry Christmas » signifie littéralement « joyeuse messe pour le Christ ». Si les Anglais sont connus pour être les rois des traditions, la célébration de Noël ne déroge pas à la règle. Les préparatifs pour la plus influente des fêtes débutent dès le 1er décembre. Et la décoration semble être de loin l’un des éléments phares pour une célébration réussie. Les maisons se parent principalement de rouge et de vert, les deux couleurs principales de Noël. Bien sûr, l’immense sapin trouve sa place au sein du foyer, il est décoré par tous les membres de la famille. Les boules et les guirlandes offrent un véritable ballet dans toute la maison, l’ange ou l’étoile trouvent généralement leur place en haut du conifère. Autre tradition de Noël, les « Christmas Cards ». Les Anglais écrivent des cartes de Noël, avant de les envoyer à leur famille, leurs amis et les proches. Celles qu’ils reçoivent à leur tour sont immédiatement disposées au-dessus de la cheminée, ou bien directement sur les murs. Elles resteront accrochées jusqu’au jour de l’Epiphanie, le 6 janvier. Les Christmas Cards ont un véritable succès, et chaque foyer envoie environ une trentaine de cartes par an. De leur côté, les enfants sont tout excités à l’idée de rédiger la fameuse « lettre au Père Noël », en espérant que tous les cadeaux inscrits sur ce bout de papier seront au pied du sapin ou dans les chaussettes le jour de Noël.

Trois jours de fête

A la différence de la tradition française, le 24 décembre se consacre aux derniers préparatifs avant la grande fête du lendemain. Les magasins restent ouverts pour les achats tardifs. Une fois la nuit tombée, des groupes d’adultes se rejoignent dans les rues ou sur les places publiques pour proposer les « Christmas Carols », chants traditionnels de Noël. A la fin de leurs prestations, ils reçoivent de l’argent pour les bonnes causes. Puis c’est l’heure d’aller se coucher. Juste avant d’aller dormir, les petits vérifient que leurs chaussettes sont bien accrochées pour récolter les cadeaux, et s’endorment en rêvant du Vieil Homme au manteau rouge. Ce sont les premiers debout le lendemain. Le 25 décembre est enfin arrivé, c’est l’heure d’aller déchirer tous les papiers cadeaux et de les jeter en boule dans un coin, avant d’étrenner les nouveaux jouets. Après ce moment convivial, les quelques familles qui respectent la tradition religieuse se rendent à la messe de Noël. Mais au fil des années, la messe a été remplacée par d’autres activités à faire en famille, comme écouter de la musique ou regarder un film tous ensemble. Puis, vers 13h, tout le monde se met à table, pour le repas qui a demandé plus d’un mois de réflexion dans les familles. En effet, les Anglais y réfléchissent dès le mois de Novembre.

Un festin de roi

Il n’existe pas spécialement d’entrée traditionnelle de Noël en Angleterre, mais on commence généralement le repas par du saumon fumé. Pour le plat, une énorme dinde trône au milieu de la table, farcie d’oignons et de sauge, ou bien de marrons. Elle est accompagnée de pommes de terre rôties, et de choux de Bruxelles, le tout servi avec une sauce cranberry. Viennent ensuite les mince pies, et le fameux Christmas Pudding. Ce gâteau aux fruits confits est, selon la coutume, préparé cinq dimanches avant Noël, le temps de le faire macérer assez longtemps dans l’alcool. Il se mange avec du brandy butter (beurre au cognac) ou de custard et ice cream. Autre type de gâteau que l’on trouve en ce jour, le Christmas Cake. On prépare ce gâteau aux fruits secs à l’avance également, que l’on enrobe ensuite de pâte d’amande. Il est servi froid. Pour terminer le repas, on déguste le « Stilton », un fromage bleu anglais, que l’on accompagne d’un verre de Porto. La fête de Noël se poursuit le lendemain. Le Boxing Day est synonyme de shopping pour les Anglais car les soldes d’hiver débutent le 26 décembre. Le reste de la journée est consacrée à des activités en famille, comme regarder des films à la télévision.

Place aux festivités russes de Noël

Pendant de nombreuses années, la fête de Noël n’était pas célébrée en Russie. Sous l’emprise de la dictature communiste, les églises sont détruites et les croyants sont persécutés. Les coutumes religieuses sont condamnées à disparaître, car le but des dirigeants communistes est de détourner le peuple de la religion. Après l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991, les Russes essaient progressivement de retrouver les anciennes traditions. Aujourd’hui, ce sont ainsi près de 102 millions de fidèles de l’Eglise orthodoxe qui attendent avec impatience la fête phare de l’année. Mais les Russes suivent le calendrier julien. Noël n’est alors pas célébré le 25 décembre, mais dans la nuit du 6 au 7 janvier. Comme dans tous les pays, la fête de Noël suit une préparation traditionnelle propre au pays. On commence par un jeûne d’une journée : il faut s’abstenir de manger jusqu’à l’apparition de la première étoile du soir, en hommage à l’étoile qui aurait guidé les Rois Mages vers Bethlehem. Pour la décoration, les Russes préparent le sapin, comme ailleurs, que ce soit dans les maisons comme dans les écoles ou les magasins. Dans chaque ville, un immense conifère trône sur la place publique, autour duquel on organise de nombreux spectacles appelés « Rojdestvenskie Elki ». A la fin du spectacle, le Père Gel pointe le bout de son nez, pour le plus grand plaisir des enfants qui reçoivent des petits cadeaux avant l’heure. La grande messe de Noël est récitée à minuit par le Patriarche de Moscou, le leader du culte orthodoxe. Elle se déroule à la Cathédrale du Christ-Sauveur, où les dirigeants russes se joignent aux milliers de croyants, venus écouter le message de paix et d’amour. Durant ce temps, des groupes, formés par des enfants et des adultes, se baladent dans la rue, et frappent à toutes les portes pour proposer des chants sur Jésus-Christ, appelés « Koliada » en russe. Ils arborent tous une étoile, de six ou huit branches, faite de papier argentée, qu’ils accrochent au bout d’une perche. La tradition affirme que ne pas écouter ces chants porterait malheur. Pour les récompenser de leur dévouement, les gens leur offrent de l’argent, du pain d’épices ou encore des « pierogis », une sorte de raviole farcie de champignon, de fromage blanc, de pommes de terre, de viande et de chou. C’est ensuite l’heure du repas, autour d’une immense table dressée avec soin. Suivant la tradition, celle-ci est recouverte d’une nappe blanche, où l’on dispose du foin, pour rappeler l’étable. Les douze plats traditionnels défilent, servis en certaine quantité : des crêpes, du cochon de lait, des galantines de pieds de porc, des plats de poisson ou encore des aspics, un plat froid composé de plusieurs ingrédients et enveloppé de gelée. Après le dîner, tous, petits comme grands, attendent la visite de Ded Moroz pour les cadeaux.

Ded Moroz, le « Père Noël Russe »

Si pour les Français, le Père Noël est la figure symbolique de cette période magique de l’année, chez les Russes, on évoque plutôt le « Père Gel » ou « Grand Père du Froid », selon les villes. Morok, de son nom russe, était considéré, selon la légende, comme un mauvais esprit durant la période païenne. Il se baladait dans les rues pour envoyer du gel. De leur côté, les villageois déposaient des petits cadeaux sur les fenêtres, persuadés que cela éloignera le froid. Au fil du temps, la méchanceté de l’ancien Morok a finalement laissé place au nouveau père noël russe, Ded Moroz. C’est désormais lui qui apporte les cadeaux aux familles, avec son traîneau tiré par trois cheveaux, nommé « troïka ». Il est aidé par sa fille Snegurochka, la fée des neiges, habillée d’une robe bleue ou blanche avec des paillettes, et coiffée d’un « kokochnik » (un diadème) recouvert de pierres précieuses. On parle de « gel » car la Russie est l’un des pays les plus froids au monde. Les deux premières semaines du mois de janvier, une grosse vague de froid envahit le pays. Dans certaines villes, les températures chutent brutalement, atteignant parfois les -40, voire les -50 degrés.

Rites et prédictions russes

En Russie, Noël est la période où l’on fait des pronostics sur les saisons à venir. Les ancêtres agriculteurs s’intéressaient alors à la prévision du temps. Par exemple, s’il y a du givre dans les rues le jour de Noël, cela signifie que la récolte des céréales pour la préparation du pain sera bonne. Si les températures de Noël sont plutôt chaudes, alors le printemps sera froid. Si le ciel est étoilé, alors la récolte des pois sera riche. Le temps jouerait aussi sur les productions, comme le fait que les vaches produiraient beaucoup de lait s’il fait sombre durant les fêtes. En revanche, si les journées sont plus claires, ce sont les poules qui pondront davantage. Pour les Russes, les prédictions pouvaient aussi s’appliquer sur la vie de couple et l’amour. Noël est le jour où se termine un jeûne de 40 jours, période durant laquelle les mariages sont interdits. Ainsi, le lendemain de Noël débute une « période d’unions religieuses », et les jeunes femmes souhaitaient tout connaître sur leur futur époux. Pour cela, une tradition peu commune se déroulait à minuit : une jeune femme se rendait dans la « bania » (bains russes) en marchant à l’envers, habillée d’une robe attachée au niveau de la tête, et de ce fait les fesses à l’air. En entrant dans la bania, elle prononçait la phrase « homme riche, donne-moi un coup sur les fesses avec ta main velue ». Et les prédictions commençaient : si une main poilue la touchait, le fiancé serait riche. Si la main n’avait pas de poils, l’homme serait pauvre et méchant. Si elle était douce, le fiancé serait tendre.

Comment organise-t-on Noël chez les Chinois ?

Si l’on célèbre la fête de Noël en Chine, elle est très différente de celle que l’on célèbre en France. Qui est le Père Noël Chinois ? Auparavant, le vieil homme à la barbe blanche ne s’occupait pas de la Chine et « se concentrait » sur les autres pays. Les familles chinoises se chargeaient d’offrir des cadeaux à leurs enfants, à l’occasion de la Fête du Printemps et des diverses célébrations chinoises propres au pays. C’est en partie avec la mondialisation, et l’ouverture de la Chine sur le monde, que Noël a progressivement fait irruption dans le pays. Mais cette fête n’est généralement célébrée que dans les grandes villes, là où l’occidentalisation a été la plus forte. Fin d’année. Tout comme en France, Halloween a rangé au placard les citrouilles et les balais de sorcières. C’est maintenant la période de l’année où l’on retrouve guirlandes, boules et étoiles scintillantes. Les sapins ornent les allées, et la magie de Noël envahit les magasins. Les rayons se remplissent de tas de produits de Noël importés, comme des dindes congelées à cuisiner à la façon américaine des marrons ou encore du saumon venu d’Ecosse. En revanche, le chocolat n’est pas vraiment au rendez-vous. Les grandes villes comme Pékin ou Shanghai décorent leurs rues pour célébrer Noël, qui tend à devenir une fête de plus en plus importante commer- cialement.

Pour les Chinois, la fête n’a aucune connotation religieuse. Il s’agit simplement d’une fête purement commerciale, où la magie n’est pas aussi excitante qu’en Occident. Les enfants sont conscients que le Père Noël n’est « qu’un papa déguisé ». Si la figure symbolique de Noël n’est pas le roi de décembre en Chine, les enfants lui écrivent néanmoins une lettre en anglais, sa langue officielle. Les parents parfois emmènent leurs enfants aux quelques activités de Noël organisées, même si cela reste rare. Bien qu’il n’existe pas de figure équivalente du Père Noël en Chine, « Santa Claus » apparaît comme un symbole de progrès. Les Chinois veulent s’ouvrir et intègrent ainsi certaines règles et certaines traditions des autres pays. La journée du 25 décembre n’est pas fériée, contrairement aux autres pays, sauf à Macao et Hong Kong, les deux villes chinoises où l’influence portugaise et britannique est élevée. La majorité des Chinois voient en Noël une occasion de se retrouver en famille ou entre amis, sans but religieux, et sans accorder la moindre importance à la naissance de Jésus-Christ. Ils profitent d’une ambiance détendue pour réunir leurs proches et passer des moments agréables. En revanche, les 100 millions de Chrétiens de Chine respectent la fête de Noël en se concentrant sur l’aspect religieux. Ils se préparent à l’avance en organisant des activités comme des spectacles et des chorales, et en écrivant des chants. La veille du 25 décembre a lieu la grande messe, à minuit, dans les différents services religieux. En dehors des maisons chrétiennes, les chants de Noël ne sont pas populaires. Le réveillon de Noël tient son nom du chant de Noël « Douce Nuit ». Lors de cette soirée, la tradition veut que l’on distribue des pommes, dont le mot résonne comme le mot « paix » en mandarin. Les commerces en vendent alors, emballées dans du papier 53 de couleur. Pour certaines communautés de Chine, le fait de célébrer Noël n’a rien à voir avec l’envie de s’ouvrir au monde, mais plutôt l’occasion d’afficher son appartenance à une classe sociale, ou à un statut supérieur. En effet, montrer que l’on accepte les valeurs et cultures étrangères, c’est pouvoir espérer être « accepté » et obtenir une « validation de l’extérieur », prouver ainsi une certaine catégorie sociale aux yeux des autres. Malgré le fait que les Chinois ne se préoccupent pas autant de Noël que les Occidentaux, il faut noter que 60% des décorations et autres sapins en plastique vendus dans le monde entier sont fabriqués en Chine.

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