dimanche 19 septembre 2021

Horlogerie – Le bon lien

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Pour s’assurer de passer un été en toute sérénité avec sa montre préférée, le choix du bracelet est déterminant. Voici, en quelques lignes, les choses à savoir à son sujet. 

Avec le retour des beaux jours, l’envie de sortir ses plus belles montres se fait toujours plus pressante. Un peu de soleil et les chemises à manches longues font place à des tenues plus légères laissant les avant-bras dénudés. La montre se révèle alors et avec elle le lien qui l’assujettit au poignet de son propriétaire. Seulement, on l’oublie trop souvent, mais la plus belle des pièces n’exprime tout son potentiel qu’associée au bracelet le plus susceptible d’en sublimer le luxe. 

Forgé dans l’acier

En été, inutile donc de sortir avec un garde-temps de qualité monté sur un bracelet en cuir. Si ces liens sont parfaits en automne ou en hiver, ils le sont moins à l’approche de la période estivale car ils résistent très mal à la transpiration et se ternissent à la lumière du soleil. De toute manière, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ainsi, la durée de vie d’un bracelet en cuir est estimée à 12 mois pour un porter quotidien durant les saisons plus fraîches et à seulement un mois s’il est utilisé en été. Par chance, les marques l’ont compris et aujourd’hui plus de 70% des ventes horlogères haut de gamme se font avec des pièces dotées de bracelets réalisés dans le métal de la boîte. Le marché asiatique en croissance a joué un rôle non négligeable dans cette mutation en raison des conditions climatiques particulières de ces régions de moussons. Mais les Européens ne sont pas dupes et ils savent combien peut être cher un bracelet en cuir de remplacement. D’un point de vue économique, le choix d’un bracelet métal au moment de l’achat tombe sous le sens, surtout quand il s’agit d’une montre de sport. D’ailleurs, les statistiques sont là pour confirmer le bien-fondé de ce choix puisque 100% des pièces les plus recherchées aujourd’hui dans le monde sont proposées sur bracelet métal. C’est le cas des Rolex Professionnelles comme l’Oyster Perpetual Submariner, la GMT-Master 2 ou le fameux chronographe Cosmograph Daytona. Il en va de même pour les Nautilus de chez Patek Philippe, les Royal Oak signées Audemars Piguet ou le chronographe Speedmaster Professional Moonwatch d’Omega. Toutes ces merveilles horlogères, telle la ligne Octo Finissimo de Bvlgari donnent le ton au marché. Seulement, toutes n’ont pas, à l’instar des Submariner de chez Rolex, le système de réglage micrométrique du bracelet permettant d’ajuster le diamètre de celui-ci en fonction de la dilatation de l’avant-bras du propriétaire. Cela semble un détail, mais ce manque peut très rapidement se révéler un défaut gênant. 

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Coller à la peau

Face à ce problème de taille, certaines maisons ont trouvé une solution et développé des modèles estivaux montés sur des bracelets façonnés en caoutchouc naturel vulcanisé. La maison Hublot a été la première à présenter cette option dans les années 1980 en horlogerie de luxe. Mais ce sont ses fameuses Big-Bang, arrivées en 2005, qui ont marqué de leur empreinte ce secteur et permis à cette matière de gagner véritablement ses lettres de noblesse. Depuis, à l’instar des fameux chronographes Mille Miglia de Chopard, de nombreuses pièces sont disponibles sur des liens de ce type, y compris chez Rolex. Souple, neutre thermiquement, biocompatible, robuste et sensiblement élastique, le caoutchouc a su conquérir le marché en une décennie et a su s’imposer même chez ceux que l’on imaginait les plus revêches à l’idée de le proposer. Maintenant, ce matériau n’est pas exempt de défauts. S’il supporte très bien la traction, les agents alcalins et la chaleur, il montre ses limites après quelques années d’usage au soleil, les ultra-violets ayant raison de sa souplesse. Ce détail n’a pas manqué d’être relevé par Hublot qui propose depuis quelques temps des modèles Big Bang sur bracelet métal, preuve que seuls ces liens font l’unanimité auprès du public désireux, une fois la montre acquise, de ne plus avoir à se soucier de l’entretenir avant 5 ou 10 ans. Il n’y a rien de plus légitime. 

Penser vert 

Dans un monde sensible à l’écologie, le bracelet en cuir est regardé avec d’autant plus de circonspection qu’il est souvent issu d’animaux élevés en fermes d’élevage où la condition animale est oubliée au profit de la pure rentabilité. Évidemment, il existe aujourd’hui quelques solutions alternatives comme les bracelets NATO en toile synthétique ultra robuste proposés dans tous les coloris, le cuir non animal issu de pelures de pommes, ou d’autres produits fabriqués à partir de matériaux naturels agglomérés ou de gommes plus ou moins naturelles. Seulement, ces innovations, aussi géniales et agréables au porter soient-elles, n’ont ni la robustesse ni la durabilité du métal. Après, tout est question de choix et il faudra bien souvent se décider à faire un choix entre style et efficacité. Aussi, afin de donner la meilleure image de soi et de justifier la robustesse par l’efficacité ou l’inverse, l’essentiel des garde-temps proposés sur un bracelet en métal sont aujourd’hui pour la plupart des produits se rangeant dans la catégorie sport-chic, des instruments optimisés pour les bords de plage comme la jungle urbaine. 

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