dimanche 19 septembre 2021

SHADDAI Entre ciel et mer

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Le concept SHADDAI ne va pas manquer d’alimenter controverses et polèmiques entre les adeptes du futurisme et les conservateurs patentés.

Inspiré de l’architecture contemporaine C’est dans les réalisations les plus récentes dominant aujourd’hui le ciel des Émirats ou de Shangai que le designer italien Gabriele Teruzzi puise son inspiration pour présenter le concept SHADDAI. Depuis la nuit des temps les hommes n’ont cessé de vouloir s’élever, construisant la tour de Babel, les Pyramides en Égypte, et plus récemment les gratte-ciel. Détenir la plus haute tour du monde constitue, pour certains pays, le Graal absolu et la preuve la plus spectaculaire de leur omnipotence. C’est la raison pour laquelle le designer a nommé son projet SHADDAI (Tout puissant en hébreu.) Tutoyer les nuages et s’élever au dessus du sol pour satisfaire un instinct de domination n’est plus l’apanage des constructions les plus récentes et les plus spectaculaires. Le sentiment d’omnipotence pourra dorénavant être ressenti par les occupants et le propriétaire de cette luxueuse suite dominant la mer du haut de ses 38m. Délirant ou visionnaire ? Alors que les architectes ont ouvert grand les portes de la création débridée pour se livrer une compétition éffrenée et construire sur la terre ferme des tours et des édifices de plus en plus spectaculaires, le monde maritime et les designers, parfois audacieux, conservent des bases architecturales que la mer impose. Le poids dans les hauts et la prise au vent constituent pour les architectes navals deux éléments redhibitoires pour assurer la stabilité d’un navire en haute mer. Exercice de style ou développement logique du design futuriste, le concept Shaddai ne peut laisser indifférent. Les matériaux légers utilisés dans l’aviation permettent à ce jour de construire des profils aussi légers que solides, dessinés par des logiciels parfaitement fiables. Construire un profil de 35m supportant une nacelle de 105m2 ne constitue pas aujourd’hui un exploit technique. Si le concept Shaddai voit le jour grâce à un armateur peu soucieux des conventions, n’est guère probable que celui-ci réside dans sa suite lors des navigations en haute mer ; les haut-le-cœur auraient tôt fait de l’inciter à rejoindre le pont principal. Pour l’heure, cette conception architecturale n’a d’autre but que de proposer au futur propriétaire du yacht et à ses invités un vaste pont avec piscine, entre ciel et mer, offrant une vue unique et le sentiment de dominer le monde, ou la sensation d’être au paradis. Un espace de luxe Aussi spectaculaire que soit le dessin des superstructures et de la coque, le concept Shaddai propose des aménagements extérieurs déjà vus sur quelques Mégayachts de dernière génération. Les 150m de long ont permis au designer de disposer de vastes surfaces de pont dédiées à la vie à l’extérieur. Le pont principal, le plus vaste, comporte une piscine dotée de nombreux bains de soleil, et le pont supérieur offre une autre piscine au fond de verre dont le débordement vient rafraichir les occupants du pont principal. Au niveau de la mer, le BeachClub de 300m2 constitue un autre lieu de repos rafraichi par la brise marine. Pour présenter ce projet, Gabrielle Teruzzi s’est inspiré de la production des plus fameuses maisons de mode italiennes en choisissant des matériaux et des couleurs 100% italiens pour créer une atmosphère joyeuse et détendue. Pour ce type de projet, les aménagements intérieurs restent à définir et seront réalisés en fonction du goût et des choix du propriétaire. À une époque où le futurisme est de plus en plus rapidement rattrapé par la réalité, Shaddai n’est peut-être qu’un précurseur, et les acquéreurs potentiels soucieux de leur égo existent. Le prix estimé de $250 millions est le prix à payer pour disposer d’une suite avec piscine installée à 38m de haut, dominant le yacht de 150m de long et 20m de large.

www.gabrieleteruzzi.com

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