lundi 27 septembre 2021

Tendances 2016

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Le dernier opus de la grande messe où se dévoilent, chaque année, les plus grands noms de l’univers de la Haute Horlogerie a refermé ses portes à la fin du mois de mars dernier. C’est ainsi que ses 145 000 chanceux visiteurs (du détaillant, au client VIP, en passant par le journaliste spécialisé) ont pu découvrir en exclusivité les toutes dernières créations des grandes Maisons horlogères. Une nouvelle fois Baselwolrd a permis de cerner les grandes tendances qui marqueront de leur empreinte les prochains mois de l’année. Voici 4 des courants incontournables de ce millésime 2016.

Épuré sinon rien
On note cette année un brusque retour aux valeurs sûres, aux cadrans épurés et à des boitiers aux diamètres indéniablement plus sages.

A l’image de la Rolex Cellini Time avec son cadran laqué blanc, ses douze index allongés en applique et son boitier de 39 mm qui se décline pour la première fois en or Everose 18 ct ou en or blanc. Comme si seulement l’instant présent comptait, elle n’affiche que les heures, les minutes et les secondes. Tout simplement. De son côté, la Blancpain Villeret
Quantième Annuel GMT revêt pour la première fois une boîte en acier. Alliée à son cadran immaculé et à son bracelet noir, cette dernière confère à ce modèle un charme classique certain. La Maison Breguet, avec sa nouvelle Breguet Classique 7147, remet quant à elle sur le devant de la scène un code esthétique
incontournable depuis le tout début de
l’horlogerie : le guillochage des cadrans. Son cadran en or argenté entièrement guilloché à la main marie avec art les motifs « clou de Paris » et « panier ». Chez Hermès, ce sont les chiffres arabes qui ont fait l’objet de toutes les attentions dans son nouveau modèle Slim d’Hermès Email grand feu. C’est en effet le tracé des chiffres qui a été entièrement redessiné par Philippe Delhotal, directeur de création de La Montre Hermès. Pequignet et sa nouvelle ligne Equus célèbre le caractère intemporel de l’élégance d’un garde temps tout en bousculant l’esthétisme classique en décentrant la lecture de l’heure grâce au régulateur. Quand la technique se met au service du raffinement et de l’élégance cela donne naissance au modèle Frédérique Constant Manufacture Quantième Perpétuel qui affichera la date précise chaque jour de votre vie pendant un siècle, et ce sans interruption.

Des pièces toujours plus techniques

Bien que la conjoncture soit peu évidente pour l’ensemble des manufactures, ces dernières n’ont pas pour autant freiné leur créativité en matière d’innovation et de complications.

Les maison rivalisent en effet d’inventivité et repoussent une nouvelle fois les limites mécaniques. Bell&Ross a ainsi dévoilé la version spatiale de son chronographe, la BR-X1 Hyperstellar qui a littéralement été conçue pour équiper les astronautes grâce à son complexe chronographe squelette d’une légèreté fonctionnelle unique. Tout comme l’extraordinaire Monsieur de Chanel à Heure Sautante
Instantanée et Minute Rétrograde pour laquelle la Maison a créé un boitier et un mouvement exclusif que l’on peut admirer au dos de la montre. Graff Diamonds a également repoussé les limites de l’horlogerie avec son MasterGraff Perpetual Calendar tout en transparence et en légèreté mais surtout à l’impact visuel fort puisqu’il laisse entrevoir la complexité de sa complication à travers son squelettage. A l’occasion du 225ème anniversaire de sa fondation, Girard Perregaux réinvente le chronomètre de poche pour lequel la Maison avait décroché la Médaille d’Or de l’Exposition Universelle de Paris en 1889. Avec son Tourbillon sous Trois Ponts d’Or, l’Esmeralda Tourbillon est une version au poignet exceptionnelle. Du coté de chez Tag Heuer, la Carrera Heuer 02-T et son mouvement Chronographe équipé d’un tourbillon volant, est entièrement conçue, développée et produite par la manufacture et présentée à Baselworld entièrement en titane noir.
Vacheron Constantin a pour sa part dévoilé une pièce unique qui réinterprète deux complications originales de la montre, la 57260. Baptisée Maître Cabinotier tourbillon armillaire rétrograde, cette pièce unique fait l’objet de quatre dépôts de brevet.

Tout en délicatesse et féminité

Cette année les modèles pour femme étaient particulièrement à l’honneur. Entre émotion élégante, joaillerie raffinée et
complication poétique, le marché des pièces horlogères féminines a le vent en poupe.

Chacun y va de son souffle lyrique à l’instar de Bulgari qui décline son iconique serpent dans une montre joaillière contemporaine tout en mouvements précieux, baptisée Serpenti Incanti. Chez Dior ce sont les broderies de Monsieur Dior observées à travers un kaléidoscope qui ont inspiré les 8 pièces uniques
Dior Grand Soir Kaleidoscope, affichant une nouvelle taille de 36 mm et toutes de nacre, de pierres précieuses et de pétales d’or vêtues. Chez Hublot la technique rencontre une nouvelle fois les tendances mode avec sa nouvelle série limitée Big Bang Tutti Frutti Linen qui sublime en couleur le lin, matière incontournable de cet été. Pour ce faire la Maison a mis au point un tissage unique de fibres de lin, réalisé à la main avant d’être coloré et paré d’un composite transparent aussi résistant que la fibre de carbone, tout en étant plus léger. Cette année Patek Philippe décline quant à lui l’une des complications emblématiques de la Maison en version femme à travers son Quantième Perpétuel 4948. Son esthétique intemporelle et raffinée entre nacre de Bali, or fin et diamants, affiche le jour, la date, le mois et les phases de lune. Chopard a dévoilé une déclinaison poétique de sa montre Happy Sport avec une version Happy Fish où les plus délicats métiers d’art donnent littéralement vie à un précieux poisson se frayant un passage à travers les 7 diamants mobiles. DeWitt nous invite également à la rêverie avec son dernier modèle feminin la Classic Joaillerie Printemps Japonais. Pour réaliser ce merveilleux tableau, chaque cadran a été entièrement dessiné à la main avec des poudres de pierres précieuses.

Tendance vintage où heure bleue ?

Le dernier Baselword a également mis en exergue deux courants incontournables de ce millésime 2016.
Le vintage et le bleu.

En effet on remarque, pour notre plus grand plaisir, une recrudescence de garde-temps vintage inspirés de modèles iconiques qui ont fait le succès des grandes Maison. Eberhard & Co plonge littéralement au cœur de son histoire avec son tout nouveau Scafograf 300 Deep Evolution qui remet au goût du jour son exceptionnelle montre de plongée des années 50. Longines pousse encore plus loin avec son étonnante Equestrian Pocket Watch Jockey 1878, une montre de poche en or rose 18 carats gravée, réplique d’un modèle équipé du premier chronographe créé par la Maison. C’est au légendaire groupe des Rolling Stones que Zenith rend hommage cette année avec un superbe modèle de garde temps baptisé Academy Christophe Colomb Tribute to the Rolling Stones. Pour cette série limitée en l’honneur de leur premier concert à Cuba, le 25 mars dernier, la Maison a concentré techniques horlogères de pointe et métiers d’art de haute facture.
De même si on ne devait retenir qu’une couleur cette année, ce serait indubitablement le bleu. Il est partout et de toutes les tendances. Sur l’Omega Speedmaster Moonphase la représentation très réaliste et détaillée de la lune se détache du bleu profond du cadran soleillé et du bracelet. Chez Perrelet, la Turbine GMT affiche l’heure d’un deuxième fuseau horaire dans un garde temps moderne qui voit la vie en bleu, de la turbine en aluminium eloxé à son bracelet de caoutchouc. Pour sa Marine Chronograph Annual Calendar, Ulysse Nardin a également choisi le bleu afin d’habiller son dernier calendrier annuel à la facilité d’utilisation déconcertante qui permet une manipulation des indications horaires et calendaires dans les deux sens.

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